jeudi 30 avril 2026

Les faveurs de Dieu.


 

Et toi, tu réclamerais pour toi de grandes faveurs ? (Jérémie 45 :5).

Réclames-tu pour toi de grandes faveurs ?

Non pas peut-être que tu veuilles être élevé toi-même très haut, mais tu voudrais que Dieu fasse de grandes choses pour toi. Or, Dieu veut te rapprocher de Lui, non pas seulement par les dons que tu reçois de sa main, mais par ce que tu connaîtras de Sa personne. Une grande faveur, cela vient, cela passe et ce n’est qu’un accident dans notre vie. Un véritable don de Dieu n’est jamais quelque chose d’accidentel. Il est aisé de parvenir à la véritable communion avec Dieu, mais à la seule condition de le rechercher lui-même et non pas les bienfaits qu’il nous donne.

Si vous n’en êtes encore qu’à demander à Dieu des bénédictions matérielles, vous n’avez pas encore fait le premier pas vers l’abandon, vous vous faites un christianisme à votre façon. « J’ai bien demandé à Dieu le Saint-Esprit, mais il ne m’a pas donné la paix et le repos sur lesquels je comptais. »

Dieu voit bien pourquoi vous vous cherchez vous-même, et non pas Dieu. Jésus nous dit bien « Demandez, et il vous sera donné. » Oui, mais savons-nous demander à Dieu comme il faut ? Une fois en communion avec Dieu, on cesse de lui demander une foule de choses. « Votre Père sait ce dont vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. » Alors pourquoi nos prières ? pourquoi nos demandes ? Pour apprendre à Le connaître, tout simplement.

Vous demandez à Dieu la faveur suprême. « Seigneur, baptise-moi du Saint-Esprit ! ». Si Dieu ne le fait pas, c’est parce que votre abandon n’est pas complet. Il y a quelque chose que vous ne voulez pas faire. Quel est votre véritable but ? Dieu regarde toujours en avant. Il ne se préoccupe pas de votre bonheur présent.

Son but dernier, le voici : « Qu’ils soient un, comme nous sommes un. »


mercredi 22 avril 2026

Christ au milieu de nous.

 



Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe (Jean 4 :9).

Que de fois le Seigneur doit être stupéfait de voir combien nous avons l’esprit compliqué…

Ce sont nos préjugés qui nous rendent stupides. Quand nous restons dans la simplicité, nous y voyons clair. Philippe s’imaginait qu’il allait assister à quelque manifestation prodigieuse, mais quant à Jésus, ce n’était que son Maître, il le connaissait trop bien. Nous cherchons Dieu dans quelque bouleversement catastrophique qui, pensons-nous, va venir, et en réalité Il est là, présent devant nous.

Nous sommes prêts sans doute à obéir à Jésus, mais nous le blessons par nos questions inintelligentes : « Seigneur, montre-nous le Père ! ». Il nous répond du tac au tac : « Il est là, devant vous, ou bien nulle part. » Nous voulons que Dieu se manifeste à ses enfants. Mais Dieu ne se manifeste que dans ses enfants. Les gens du dehors s’en rendent compte, mais l’enfant de Dieu ne s’en aperçoit pas. Nous voudrions saisir Dieu dans notre intelligence. Mais nous ne pouvons pas plus Le saisir que nous ne pouvons saisir notre propre pensée. En exigeant de Dieu des manifestations extraordinaires, nous blessons le Seigneur. Nos questions n’ont rien de la simplicité de l’enfant.

Car, où est donc notre foi ?

« Que votre cœur ne se trouble point ! ». Si mon cœur se trouble, je blesse mon Sauveur. Si j’ai confiance en Jésus, ma vie est-elle conforme à celle confiance ? Est-ce que je me laisse aller à de tristes inquiétudes ?

Il faut que je m’habitue à prendre tout comme venant de Dieu. Dieu ne viendra pas tout à l’heure, Dieu est là maintenant. Quand vous le sentirez, vous serez affranchis de toute inquiétude.



mercredi 15 avril 2026

Se décharger de son fardeau.

 


Décharge-toi de ton fardeau sur l’Éternel, et Il te soutiendra. (Psaume 55 :23).

Il y a des fardeaux que nous devons accepter, et d’autres que nous devons rejeter. Nous n’avons le droit de garder ni le fardeau du doute ni celui du péché, mais il y a des fardeaux dont Dieu lui-même nous a chargés et qu’Il veut que nous gardions, mais qu’Il nous aidera Lui-même à porter: « Décharge-toi de ton fardeau sur l’Éternel, et Il te soutiendra. »

Si nous entreprenons de travailler pour Dieu, mais sans nous appuyer sur lui, nous serons écrasés par le sentiment de notre responsabilité. Mais, si nous nous déchargeons sur Lui du souci de ce fardeau qu’Il nous a donné à porter, il nous délivre du poids de toute responsabilité et nous donne à la place le sentiment de Sa présence.

Que de chrétiens ont entrepris une œuvre, pleins de courage et de beaux sentiments, mais sans posséder la communion intime avec Jésus-Christ. Ils aboutissent très vite à l’écrasement. Leur fardeau les fatigue et leur devient insupportable. On dit tout autour d’eux : « Quel beau commencement, et quelle faillite…. ».

«Décharge-toi de ton fardeau sur l’Éternel.» 

Au lieu de vouloir le porter tout seul, pose-le par un bout sur l’épaule de Dieu. N’est-il pas écrit : « L’empire sera posé sur son épaule. » Ne rejette pas ton fardeau, mais porte-le allégrement, soutenu par l’Éternel. Avec un tel soutien, il deviendra léger.



mercredi 8 avril 2026

Jésus dans nos vies.

 


Il leur intima l’ordre de ne raconter à personne ce dont ils venaient d’être témoins, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité des morts. (Marc 9:9).

Ne dites rien tant que le Fils de l’homme n’est pas ressuscité en vous, tant que Sa vie ne vous a pas pénétré pour vous faire comprendre ce que Jésus enseignait durant qu’il était sur la terre. Quand notre vie intérieure est devenue ce qu’elle doit être, vous êtes tout surpris de voir combien chaque parole de Jésus est devenue claire pour vous. C’est que vous n’étiez pas capable ou prêt, jusque-là, de la saisir.

On ne peut pas dire que notre Seigneur veuille nous rien cacher : c’est nous qui ne pouvons pas encore saisir ce qu’il voudrait nous dire. Que d’enseignements Il aurait encore à vous faire entendre, mais nous ne sommes pas encore de force à les supporter.

Pour comprendre certaines choses, il nous faut la communion intime avec le Christ ressuscité. Cette communion, la possédons-nous ? Le signe qu’elle existe en nous, c’est que les paroles de Jésus nous sont devenues claires. Dieu ne peut rien nous révéler si Son Esprit n’est pas en nous. Quand nous sommes trop sûrs que telle chose doit arriver, nous barrons la route à l’Esprit de Dieu. Il en est de même quand nous nous attachons à telle ou telle doctrine. Pour sortir de l’obscurité, il faut livrer notre esprit à Jésus ressuscité, pour que Sa vie pénètre en nous.

« … de ne raconter à personne… ».

Combien veulent tout de suite raconter ce qu’ils ont vu sur la montagne de la transfiguration ? Leur vie malheureusement ne corrobore pas leur témoignage, car le Fils de l’homme n’est pas encore ressuscité en eux. L’est-il en vous ? L’est-il en moi ?



samedi 4 avril 2026

Pâques : Il est ressuscité !

 


Essayons de recevoir ce récit avec l’innocence d’une première écoute... L’évangéliste précise le cadre temporaire : « le premier jour de la semaine ». Il ne s’agit pas d’une semaine parmi les autres, faisant simplement suite à la précédente, mais de « la » semaine. De quelle semaine unique pourrait-il bien s’agir ? Si nous nous souvenons que Saint Jean commence son Prologue comme une nouvelle Genèse, nous pressentons qu’il s’agit du premier jour de la nouvelle création.
Ce jour s’est déjà levé lorsque Marie-Madeleine se rend au tombeau « de grand matin », sans doute pour s’y recueillir et laisser libre court à son chagrin. Mais même si le soleil a commencé sa course, il n’a pas encore chassé l’obscurité de la nuit ; l’évangéliste précise en effet qu’« il fait encore sombre ». Marie-Madeleine n’est toujours pas sortie de l’ancien monde ; elle n’a pas encore pris conscience de la nouveauté advenue, pas plus que nous d’ailleurs : le chapitre 19 se termine en effet sur le récit très sobre de l’ensevelissement de Jésus dans un tombeau neuf ; puis chacun se retire, à cause de la « Préparation », sous-entendu de la fête pascale ; à moins qu’il ne s’agisse des préparatifs d’un tout autre événement que nous avons à découvrir ?
Dans la pénombre de l’aurore, Marie-Madeleine ne voit rien, si ce n’est que « la pierre a été enlevée du tombeau ». On peut supposer qu’elle s’est risquée à jeter un coup d’œil à l’intérieur puisqu’elle annonce la disparition du corps, qu’elle attribue à l’action d’un sujet inconnu, anonyme : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis ». A y regarder de plus près, ce verset nous réserve deux surprises : nous nous attendions à ce que Marie-Madeleine exprime son angoisse devant la disparition du « corps » de son Maître défunt, c’est-à-dire de son cadavre ; or elle parle de l’enlèvement « du Seigneur » comme s’il s’agissait du rapt d’un vivant. Signe d’un deuil qui n’est pas encore accompli ? Ou pressentiment que l’amour ne peut pas mourir ?
Deuxième surprise : le pluriel de l’aveu d’ignorance : « nous ne savons pas où on l’a mis ». Il est peu probable que Marie-Madeleine utilise un pluriel majestatif. Etait-elle accompagnée d’autres femmes dont l’évangéliste n’a pas jugé nécessaire de faire explicitement mention ? Peut-être. Mais accueillant le récit tel qu’il nous est livré, il nous semble plutôt entendre, à travers la voix de Marie-Madeleine, l’écho de l’aveu d’ignorance qui résonne tout au long du quatrième Evangile : « nous ne savons pas » qui est cet homme, d’où il vient, par quelle autorité il enseigne, chasse les démons et accomplit les signes et miracles qu’on lui attribue. Marie-Madeleine semble jouer ici le rôle du chœur dans les tragédies grecques, qui prononce à haute voix l’avis du grand nombre. La mention de l’incise « nous ne savons pas » est un indice important dans notre récit, car il suggère que le lieu mystérieux où se trouve le Seigneur n’est pas accessible par des moyens d’investigation simplement humains : il ne se dévoilera qu’aux yeux de la foi. Pour combler le manque au niveau du « savoir », il faut accepter de croire, c’est-à-dire de s’ouvrir à une autre perception des événements, que Saint Jean désigne par le terme « voir ».
Marie-Madeleine n’en reste cependant pas à un simple constat : bouleversée par la disparition de son Seigneur, elle court vers ceux qui sont supposés savoir : Simon-Pierre et l’autre disciple, qui est qualifié d’une façon toute particulière : « celui que Jésus aimait ». Il est évident que le Seigneur aimait tous ses disciples ; cette précision suggère plutôt que celui-ci avait répondu d’une façon toute particulière à l’amour du Maître, si bien qu’il lui était uni plus étroitement.
Nos deux apôtres se mettent eux aussi en mouvement, parcourant le trajet inverse de Marie Madeleine, dont le récit ne nous dit pas qu’elle les accompagne : nous la retrouverons plus tard près du tombeau ; pour le moment elle disparaît de la scène, comme si son rôle n’avait consisté qu’à informer les disciples de la disparition du Seigneur de ce monde ancien, disparition qu’elle interprète comme un « enlèvement ».
Pierre et l’autre disciple se hâtent donc sur les lieux pour constater les faits. Ce verset aussi nous surprend : « Ils couraient tous les deux ensembles », c’est-à-dire côte à côte ; « mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau ». Cette apparente contradiction veut nous rendre attentif au fait que le récit se propose de répondre à deux exigences : la vérification de l’information rapportée par Marie-Madeleine ; et son interprétation. Si les deux compagnons sont côte à côte pour ce qui est du constat de l’absence du corps, dans la recherche du sens de l’événement, « l’autre disciple » précède Pierre, comme la suite du récit le confirme. Sobrement, l’évangéliste suggère, à partir de la différence du comportement extérieur, la différence d’attitude intérieure des deux personnages.
Pierre, sans hésiter, entre dans le tombeau et fait un constat rigoureux de la disposition du « linge qui couvrait la tête et du linceul ». Il se meut toujours dans l’ancien monde, celui où « il fait encore sombre », et où il ne peut que prendre acte de l’absence troublante du corps du Seigneur.
L’autre disciple, celui qui était « arrivé le premier au tombeau », n’entre pas tout de suite ; il « se penche », geste qui ressemble à une prosternation, et « contemple le linceul resté là ». Son regard illuminé par l’amour, scrute l’invisible et « voit » ; il pressent la présence cachée au creux de l’absence. Ce n’est qu’alors qu’il entre lui aussi, mais il ne pénètre pas dans le même lieu que Pierre. Celui-ci était descendu dans un tombeau vide, symbole du monde ancien marqué par la mort et dont Dieu s’est retiré. Le disciple que Jésus aimait, lui, est entré dans le monde nouveau et dans les temps nouveaux.
Pour Simon-Pierre, « la pierre a été enlevée du tombeau » pour en faire sortir un cadavre. Pour l’autre disciple, elle est roulée afin de permettre aux croyants d’entrer en présence du Seigneur, dans ce lieu qui n’est plus la sépulture d’un défunt, mais le Temple du Dieu vivant.
Ne sommes-nous pas tous confrontés à cette double approche ? Comme Simon-Pierre qui pénètre en premier dans le tombeau, notre raison se saisit d’amblée de l’événement ; mais son analyse n’atteint que le phénomène, c’est-à-dire ce qui apparaît aux yeux de chair ; l’essentiel lui demeure invisible. Seul l’esprit illuminé par la foi, l’espérance et l’amour peut discerner, au cœur d’une contemplation adorante, le mystère du Jour nouveau et du Monde nouveau, le mystère de la nouvelle création qui s’annonce, le mystère de la présence du Vivant qui vient combler notre attente.
Nous qui sommes « ressuscités avec le Christ » par la foi et le baptême, « recherchons les choses d’en-haut : c’est là qu’est le Christ » ; tendons vers lui, non pas en fuyant ce monde, mais en convertissant notre regard, de manière à discerner sa présence à nos côtés. Alors nous ne désirerons plus les choses de la terre, mais les réalités d’en haut ; et « lorsque paraîtra le Christ notre vie, nous aussi nous paraîtrons avec lui en pleine gloire ».

« Aujourd’hui, Dieu notre Père, tu nous ouvres la vie éternelle par la victoire de ton Fils sur la mort, et nous fêtons sa résurrection. Que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie »



jeudi 2 avril 2026

Semaine Sainte : le Vendredi Saint.

 


Le Vendredi Saint


Aujourd’hui, nous n’allons entendre que des cris, des déchirements, des pleurs, des coups sourds de masse qui s’écrasent sur la chair, des insultes, voire des maltraitances, et surtout ce grand silence, car le Verbe de Dieu, ne parle pas. Celui par qui tout a été fait se tait.

Devant ses agresseurs, ceux qui revendiquent, qui crient, ceux qui rient, qui pétitionnent pour un brigand, Barrabas, Il n’ouvre pas la bouche, insulté, il ne rend pas l’insulte, maltraité, il ne fait pas de menace. Le Verbe de Dieu ne commerce pas avec le mal. Lui qui est au-dessus de tout, qui vient de Dieu et retourne à Dieu, Lui qui a tout fait, ne peut entrer en relation avec ce qu’il ne connaît pas : le péché. Avec le mal, il ne discute pas, mais Il le porte sur ses épaules. Il ne le regarde pas mais le traîne, le maîtrise et le détruit. Il n’aime pas le péché, et ce qu’il n’aime pas, il ne le regarde pas. Il ne regarde que ceux qu’il aime, les pécheurs.

Il aime Pilate, il essaie de faire germer en lui, ce qu’il peut y avoir de bon, mais le désir de pouvoir, la pression de la foule, rend aveugle le gouverneur qui ne peut reconnaître que la Vérité est en face de lui. «Qu’est ce que la Vérité ?» s’exclamera-t-il.

Jésus va mourir certes, Il le sait. En se taisant, il est exemplaire : Il meurt dignement, ses dispositions intérieures rendent sa mort éclatante aux yeux du monde. Il nous montre quel chemin suivre pour mourir, une acceptation, non pas un résignation. Dans sa Passion, le Verbe de Dieu nous apprend à mourir en silence.

Silence seulement… donc ? Non, car le Seigneur nous aime et veut nous aimer jusqu’à la fin… c’est sa façon à lui de nous aimer : Il parle et cela est. Ainsi, le Verbe de Dieu sur la Croix va se remettre à parler. Du haut de la chaire de la Croix, Le Verbe de Dieu prêche, il crée et par lui tout est encore fait : Il attendit d’être sur Chaire de la Croix pour nous livrer son dernier testament. Hier, il nous laissait, le mémorial de la Charité, aujourd’hui, il nous donne les moyens de la vivre.

Dans l’Évangile de saint Jean, quatre paroles du Christ vont nous être livrées: «Voici ta Mère, voici ton Fils, J’ai soif, Tout est accompli»

 «Voici ta Mère».

Elle est debout près de la croix… Par son obéissance filiale, la Vierge Marie réalise le parcours de ceux qui veulent suivre le Christ, elle est un modèle. Par le don qu’elle fait au Père de son Fils, elle accomplit sa vie Fille de Dieu. C’était sa mission particulière, à elle. En devenant Mère du Fils, elle devenait fille de Dieu par même Fils. Aujourd’hui debout, Marie offre son Fils au Père, dans cette même offrande que le Fils fait de lui-même. Tout converge vers la Croix et s’oriente vers le Père. Ainsi, pour la Vierge des Douleurs, sa vie filiale s’accomplit aujourd’hui au pied de la Croix… Sa maternité maintenant est autre, elle devient la mère de ceux qui suivent Jésus jusqu’au Golgotha au pied de la Croix : «Voici ton Fils».

Privilège du disciple Bien-Aimé, non ! Mais chemin de ceux qui portent leur Croix et veulent la configurer à celle de Jésus Christ. Il appartient maintenant à la Mère, à l’Église d’éduquer ses enfants, de les ouvrir à la vie par les sacrements qui jaillissent de son cœur, de son Fils, et de tout mettre en œuvre pour en refaire des Fils de Dieu. Et Fils de Dieu nous le sommes, aujourd’hui par la Croix. Tout est accompli.

Le Fils nous donne aussi sa soif pour le salut du monde.

«J’ai soif».

Car oui, frères et sœurs, cette soif du Christ est toujours actuelle, elle est même nôtre. Tout est accompli, tout est en place pour que nous puissions devenir des enfants de Dieu, par celui par qui tout a été fait. Jésus nous demande de poser un acte de foi, Jésus à soif du salut du monde, mais il ne peut pas avoir soif à ma place, ici dans les ténèbres de nos vies, dans toutes ces croix que nous avons à porter, aujourd’hui, nous pouvons offrir au Seigneur, qui veut nous en décharger et il ouvre ses bras pour toutes les embrasser. Curieuse soif ? Les croix ont un souvent goût de fiel, car elles sont le fruit de mon péché et du mal qui se déploie sur la terre et dont je ne suis pas toujours responsable. Mais il veut les porter gratuitement, afin que nous goûtions au lait et au miel. Puissent nos Croix se configurer à celle de Jésus. Avons-nous soif de cela ?

Jésus est bien mort. Il meurt en ouvrant sa bouche créatrice, il meurt en ouvrant ses bras, il meurt en ouvrant son cœur. Il meurt car il veut nous redonner goût à la vie.
Alors âmes blessées, pleurons, oui, sur nos péchés, disons notre douleur, mais courons, sortons de notre martyre, hâtons-nous ? Où ça, me direz-vous ? au Golgotha, prenons les ailes de la foi fuyons ! Où donc me direz-vous ? À la colline de la croix. Là est notre salut.





La patience.

  Si la vision tarde à s’accomplir, attends-la fermement. (Habacuc 2:3). La vraie patience est le contraire de l’indifférence. C’est un...