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vendredi 31 juillet 2026

Obéir à Dieu.

 


Aussitôt après, il obligea ses disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté. (Marc 6 :45-52).

Nous avons tendance à nous imaginer que, si Jésus-Christ nous oblige à faire quelque chose, l’obéissance nous conduira vers un succès éclatant.

Ne croyons jamais que le plan de Dieu est de nous accorder les succès dont nous rêvons. Il est possible que ses intentions soient juste à l’opposé des nôtres. Nous croyons que Dieu nous conduira dans une direction particulière, vers le but que nous désirons atteindre et nous faisons erreur. Le fait d’atteindre tel ou tel but n’est qu’un incident de parcours. Notre état présent, où nous ne voyons qu’un moyen, est aux yeux de Dieu un aboutissement.

Comment est-ce que je m’imagine les desseins de Dieu à mon égard ?

Sa pensée est que je dépende entièrement de lui et de sa puissance. Si je reste calme et serein au milieu du tourbillon de la vie, Dieu a atteint son but. Il désire que je puisse voir Jésus marchant sur les eaux, sans aucun rivage en vue, sans autre but, sans autre certitude que tout est bien puisque je le vois là, devant moi, marcher sur les flots. C’est ma manière de vivre et non le but de ma vie qui glorifie Dieu .

L’entraînement auquel Dieu me soumet n’est pas pour tout à l’heure, il est pour maintenant. Son dessein concerne la minute présente, et non un avenir problématique. Nous avons à lui obéir sans nous inquiéter des conséquences possibles. Ce qui, pour les hommes, est une préparation en vue de l’avenir, est pour Dieu un aboutissement.

Le but de Dieu est de m’apprendre à reconnaître qu’il peut, Lui, marcher aujourd’hui sur les eaux tourmentées de mon existence. Si nous avons en tête un but plus lointain, nous nous désintéressons du présent. Comprenons donc que Dieu veut notre obéissance. Chaque instant nous deviendra précieux.


jeudi 23 juillet 2026

Le Royaume de Dieu s'ouvre....

 


Heureux les pauvres en esprit. (Matthieu 5 :3).

Prenons garde de ne pas voir avant tout en Jésus celui qui est venu pour nous enseigner. Si Jésus-Christ n’est que cela, l’idéal qu’il me propose, et qu’il m’est impossible de réaliser, sera pour moi comme le supplice de Tantale. A quoi cela sert-il de dresser devant moi un idéal inaccessible ?

Je serais plus heureux si je ne l’avais jamais entrevu. A quoi bon me dire qu’il faut que je sois ce que je ne pourrai jamais être….. Un homme au cœur pur faisant plus que son devoir, parfaitement consacré à Dieu ? Si je ne connais pas d’abord Jésus-Christ comme mon Sauveur, son enseignement n’est pour moi autre chose qu’un idéal qui me désespère. Mais, lorsque je suis né de nouveau par l’Esprit de Dieu, je comprends que Jésus n’est pas venu seulement pour enseigner.

Il est venu pour réaliser en moi l’idéal qu’il enseigne. La Rédemption implique que Jésus-Christ peut créer dans toute âme d’homme les mêmes sentiments et les mêmes dispositions qui réglaient sa propre vie, et c’est à des disciples ainsi disposés que s’adressent les préceptes donnés par Dieu.

L’enseignement du Sermon sur la Montagne produit le désespoir chez l’homme « naturel », et c’est justement là le but que Jésus cherche à atteindre. Aussi longtemps que, dans notre orgueil, nous nous croyons capables de réaliser un tel idéal, Dieu nous laissera buter contre un obstacle sur lequel nous nous briserons. Alors, nous comprendrons qu’il nous faut aller à Lui comme des pauvres, pour recevoir ses dons.

« Heureux les pauvres en esprit…. » La première condition d’entrée dans le Royaume de Jésus-Christ est de reconnaître notre pauvreté et notre incapacité absolue. Alors Jésus peut dire : « Béni sois-tu ! ». Malheureusement, nous sommes lents à reconnaître que nous sommes pauvres. Seule la connaissance de notre misère rend possible en nous l’action de Jésus-Christ.



jeudi 11 juin 2026

Connaître Dieu.

 


Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en pratique. (Jean 13 :17).

Si vous n’avez pas le courage de couper vous-même les amarres, Dieu les brisera par une tempête et vous serez bien forcé d’aller au large.

Fort de l’appui de Dieu, lancez-vous sur l’océan où il vous appelle et vos yeux s’ouvriront. Si vous croyez en Jésus, vous n’avez plus le droit de rester toujours à l’intérieur de la rade, où il fait si bon vivre, toujours attaché au rivage. Il faut franchir la barre, et vous lancer sur la haute mer. C’est alors que vous connaîtrez mieux, que vous y verrez clair.

Lorsque vous voyez une chose à faire et que vous la faites sur-le-champ, immédiatement votre connaissance grandit. Remarquez-le bien: s’il arrive que votre vie spirituelle soit en panne, c’est depuis le moment où vous aurez négligé un appel précis, parce que cela ne vous semblait pas très urgent. Votre intuition spirituelle s’est obscurcie: au moment critique, vous n’êtes plus maître de votre âme, vous êtes le jouet des circonstances. Il est toujours dangereux de différer l’obéissance à un appel.

Il y a une pseudo-obéissance qui consiste à se créer à soi-même des occasions de dévouement et de sacrifice; on est plein d’un zèle admirable, et au fond l’on n’y voit pas clair. Il est plus facile de se sacrifier de la sorte que d’obéir en toute simplicité. “L’obéissance, dit Paul dans sa lettre aux Romains, vaut mieux que le sacrifice.” Prenez garde de ne pas soupirer après votre ancienne vie tranquille à l’intérieur du port, lorsque Dieu vous demande d’être ce que vous n’avez jamais été. “Si un homme veut faire…, il connaîtra…”



jeudi 30 avril 2026

Les faveurs de Dieu.


 

Et toi, tu réclamerais pour toi de grandes faveurs ? (Jérémie 45 :5).

Réclames-tu pour toi de grandes faveurs ?

Non pas peut-être que tu veuilles être élevé toi-même très haut, mais tu voudrais que Dieu fasse de grandes choses pour toi. Or, Dieu veut te rapprocher de Lui, non pas seulement par les dons que tu reçois de sa main, mais par ce que tu connaîtras de Sa personne. Une grande faveur, cela vient, cela passe et ce n’est qu’un accident dans notre vie. Un véritable don de Dieu n’est jamais quelque chose d’accidentel. Il est aisé de parvenir à la véritable communion avec Dieu, mais à la seule condition de le rechercher lui-même et non pas les bienfaits qu’il nous donne.

Si vous n’en êtes encore qu’à demander à Dieu des bénédictions matérielles, vous n’avez pas encore fait le premier pas vers l’abandon, vous vous faites un christianisme à votre façon. « J’ai bien demandé à Dieu le Saint-Esprit, mais il ne m’a pas donné la paix et le repos sur lesquels je comptais. »

Dieu voit bien pourquoi vous vous cherchez vous-même, et non pas Dieu. Jésus nous dit bien « Demandez, et il vous sera donné. » Oui, mais savons-nous demander à Dieu comme il faut ? Une fois en communion avec Dieu, on cesse de lui demander une foule de choses. « Votre Père sait ce dont vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. » Alors pourquoi nos prières ? pourquoi nos demandes ? Pour apprendre à Le connaître, tout simplement.

Vous demandez à Dieu la faveur suprême. « Seigneur, baptise-moi du Saint-Esprit ! ». Si Dieu ne le fait pas, c’est parce que votre abandon n’est pas complet. Il y a quelque chose que vous ne voulez pas faire. Quel est votre véritable but ? Dieu regarde toujours en avant. Il ne se préoccupe pas de votre bonheur présent.

Son but dernier, le voici : « Qu’ils soient un, comme nous sommes un. »


La vie du Saint Curé d'Ars.