dimanche 29 mars 2026

Semaine Sainte : Le Mardi Saint.

 



Le Mardi Saint


« Après avoir ainsi parlé, Jésus fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »

Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » 

Les disciples de Jésus sont troublés quand Jésus leur dit qu’il va être livré, qu’il va être trahi. Jésus en est lui-même bouleversé, mais il ne se replie pas sur lui-même, il en parle à ses apôtres. A vue humaine, son œuvre d’Amour et d’unité semble ruinée. La trahison, le reniement, la fuite sont les signes d’un lourd échec de son action ! Tout ce qu’il a fait abouti en inquiétudes, en suspicions, en désunions. Déjà le drame qui débouchera sur la croix du vendredi saint se prépare. Cependant Jésus accepte la situation, il trempe la bouchée, et il la donne à Judas. Jésus fait confiance en Celui qui l’a envoyé, il lui donne toute son action, tout ce qu’il a entrepris, tout ce qu’il a espéré. Il continue à bénir, à vouloir au-delà de sa réalisation l’union du ciel et de la terre, du Père et de ses frères.

« Les disciples se regardaient les uns les autres et se demandaient de qui il parlait. Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. »

Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller,” je vous le dis maintenant à vous aussi. Jésus est bouleversé par le comportement de Judas. Il était l’un des douze qui était toujours avec lui, qui jouissaient de toute son intimité. Jésus a pour Judas une parole d’amitié : « Fais vite ce que tu fais ! » La réponse de Judas sera : « Celui que j’embrasserai, c’est lui ! » C’est par un baiser qu’il met fin à l’Amour dans son cœur ! Mais le péché n’aura pas le dernier mot. Jésus a pris notre humanité qui, en lui, renonce à elle-même. A l’heure de l’épreuve, de la désolation, du risque de la désespérance, Jésus nous précède. Il nous offre un chemin nouveau qui devient un chemin de vie. Nous pouvons mettre nos pas dans ses pas, être porté par lui dans toute détresse. Nous nous laissons imprégner par ce mouvement d’humanité qu’il nous donne. La vie divine peut passer par la nature humaine qui manifeste la gloire du Fils et la gloire du Père dans l’Esprit Saint. La vie en plénitude relie l’humanité au mystère de Dieu. La Vie de Dieu va pouvoir se répandre chez tous désormais.

"Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois."

Jésus est en danger, son amour est bafoué. Marie qui l’a reçu a été fidèle, elle demeure touchée par Lui, elle va être entraînée à sa suite, dans son mystère d’amour. Jésus qui demeure dans le sein du Père nous entraîne dans ce mystère d’amour. A Simon-Pierre, Jésus plein d’une tendresse douloureuse répond que pardonné, il pourra le suivre dans l’amour. La bonté de Jésus ne force pas la liberté de l’homme. Jésus s’est livré entre nos mains, il est venu pour nous sauver. Le Verbe de Dieu est descendu pour se faire petit enfant dans le cœur de Marie. Il a grandi, il a dit l’Amour incroyable du Père, mais il n’est pas reçu. Déjà, nous sommes entraînés, dans la résurrection de Jésus. L’humanité entre ainsi dans le mystère de Dieu.



Semaine Sainte : Le Lundi Saint.

 


Le Lundi Saint


« Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. »

On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Marie brise le vase de parfum « de grande foi. » La qualité de ce parfum de grande confiance va se vérifier non pas quand on l’achète, mais lorsqu’on aura brisé le vase ! Cette signification mystérieuse du parfum de grande foi est la porte d’entrée de la grande semaine sainte. En ce lundi saint, l’Eglise médite le récit du geste de Marie de Béthanie qui apporte un vase de parfum précieux, signe de son amour pour Jésus. Ainsi, c’est avec grande Foi que nous entrons dans la Semaine Sainte, pour fêter bientôt le mystère pascal. Ce parfum qui embaume le corps du Bien Aimé en est le signe. L’onction de Marie manifeste l’entrée de Jésus dans sa Passion. Son geste est prophétique, c’est le geste de l’Amour qu’elle accomplit et qui révèle déjà le drame qui va bientôt arriver. Jésus sera crucifié et mis au tombeau. A l’avance, elle embaume le corps de son Bien Aimé. L’Époux va « entrer dans sa gloire. » Il ne s’y avance pas sans son Épouse à ses côtés. Marie, la mère de Jésus, s’efface devant Marie de Magdala qui reviendra au matin de Pâques.

"Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » .

Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Judas l’Iscariote dénonce durement le geste de Marie, sans même faire mention d’elle. Ses propos illustrent une accusation inacceptable. Il cache une grande jalousie derrière des motifs « religieux et humanitaires ! » En ce début de semaine sainte, un homme et une femme manifestent comment l’humanité traverse l’accusation et la férocité du monde pour rejoindre l’éternelle beauté de l’humanité donnée en Jésus. La foi chrétienne est une connaissance amoureuse du Christ Jésus, qui dans sa mort, nous révèle l’amour du Père pour toute l’humanité. Jésus, le jeudi saint, lavera les pieds de ses disciples. Celui qui se laisse saisir par l’amour du Christ et lui donne tout son amour, lave les pieds de ses frères. C’est ce refus qu’exprime Judas qui, après sa trahison, ira se pendre. Il refuse de s’ouvrir à l’Amour de Jésus. Nourris de la Parole de Dieu, nous entrons avec une foi nouvelle, d’un grand prix, qu’on ne peut pas trafiquer, à la suite de Jésus.

"Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »" 

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus. Nous sommes devant le désir de Marie et de Marthe d’aller à la suite de Jésus qui nous sauve. Ce désir correspond au désir de l’humanité pour son Dieu, elle le suit avec tout l’amour qui est contenu dans ce désir. Toute femme est appelée à rejoindre l’Époux qui vient, à témoigner de son amour pour lui en venant en aide aux pauvres ! Marie de Béthanie oriente notre attention sur la personne humaine, corps et âme. Elle est évoquée par des gestes forts, l’onction du corps de Jésus au moyen de l’huile parfumée. Elle baigne de parfum les pieds de Jésus pour magnifier son corps de Fils, d’Époux et de Christ. Jésus lavera les pieds des siens afin qu’ils « aient part » à la joie du matin de Pâque. S’il y tant de souffrances dans le monde, tant de guerres, c’est parce que l’humanité a perdu la joie de sa tendresse, la joie d’aimer Dieu. La tendresse de l’amour de Dieu pour nous est vraiment extraordinaire. Elle nous aide à garder nos cœurs purs et à demeurer dans l’amour des autres. Quand nous regardons le tabernacle dans lequel Jésus rayonne, nous comprenons combien il nous aime. Il accomplit le Salut en nous sauvant sur sa Croix. Il sera élevé dans la gloire du Père. Marie, la Mère de Jésus, porte tout cela dans le silence de son cœur.

Nous demandons la grâce d’entrer dans le désir de Jésus et de le suivre comme Marie avec un amour tout renouvelé.



vendredi 27 mars 2026

Être charnel.

 


Quand il y a entre vous de la jalousie et des querelles, n’est-ce pas la preuve que vous êtes toujours charnels et que vous agissez dans des vues purement humaines ? (I Corinthiens 3:3).

L’homme naturel ne sait pas ce que c’est que d’être charnel. C’est quand la régénération s’est faite, et qu’il y a dans l’homme opposition tranchée entre les désirs de l’Esprit et les désirs de la chair, que l’homme sait qu’il est charnel. « Marchez, dit Paul, selon l’Esprit et résistez ainsi aux passions de la chair. » Alors vous ne serez plus charnels.

Êtes-vous disposé à l’irritation, vous laissez-vous troubler par de petites choses ?

Oh, mais un chrétien n’est jamais comme ça ! Ce n’est pas l’avis de Paul. Y a-t-il dans la Bible une vérité contre laquelle vous regimbez immédiatement ? C’est mauvais signe. Vous avez encore l’esprit charnel et votre sanctification ne sera complète que lorsque vous en serez entièrement débarrassé.

Si l’Esprit de Dieu découvre en vous quelque chose qui ne va pas, Il ne vous demande pas de le corriger vous-même, mais seulement de voir ce qu’Il vous fait voir, et Lui le corrigera. L’enfant de lumière est ouvert devant Dieu et le fils des ténèbres trouve une excuse. Soyez enfant de lumière et Dieu vous purifiera.

A quel signe reconnaît-on que l’on n’est plus charnel ? Vous n’avez pas à vous faire illusion. Si la délivrance est réelle, sa réalité vous sautera aux yeux. Dieu vous fournira mille occasions de saisir le miracle accompli en vous par sa grâce. Vous le saisirez sur le fait : « Auparavant, direz-vous, comme j’aurais été en colère !”

Vous serez sans cesse le premier étonné de la transformation que Dieu aura faite en vous.



mercredi 18 mars 2026

Un effort pour Dieu

 


En possession de telles promesses, mes bien-aimés, purifions-nous de toute souillure du corps et de l’âme, achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. (II Corinthiens 7:1).

Je compte sur l’accomplissement des promesses de Dieu et j’en ai le droit. Mais, c’est là le point de vue proprement humain.

Le point de vue divin, c’est qu’à travers ces promesses, je sens que Dieu compte sur moi. Est-ce que j’ai compris que mon corps est le temple du Saint-Esprit et que telle de mes habitudes est indigne de Dieu ? La sanctification doit me transformer entièrement à l’image du Christ. Dieu fait notre éducation jusque dans le plus petit détail. Dès qu’il vous arrête sur un point, purifiez-vous et achevez votre sanctification.

Mon esprit, lui aussi, doit être pur. Ma pensée est-elle en parfaite harmonie avec la présence en moi du Fils de Dieu ou bien mon intelligence est-elle indisciplinée et rebelle ? Le Christ s’appliquait sans cesse à ne jamais parler de son propre mouvement, mais se surveillait constamment pour soumettre en toutes choses sa pensée à Dieu. J’ai le devoir très net de garder mon esprit en harmonie avec l’Esprit du Christ, et peu à peu, Jésus m’élève à cette parfaite consécration qui fut la sienne où rien d’autre ne comptera pour moi que la volonté du Père céleste. Suis-je en train d’achever ma sanctification dans la crainte de Dieu ? Dieu peut-il me conduire à sa guise ? Les autres autour de moi commencent-ils à discerner la présence de Dieu dans ma vie ?

Soyez absolument fidèle à Dieu et ne vous inquiétez plus de tout le reste. Mettez Dieu en première ligne sans aucune réserve.



samedi 14 mars 2026

Semaine de Prières pour la démence, la Maladie d'Alzheimer.

 Cette semaine, ayons une pensée pour les personnes atteintes de démence et ceux qui les aident.

Semaine de prière pour la démence

Du 12 au 19 mars 


À l'occasion de la Semaine de prière pour la démence, nous nous unissons dans la prière pour toutes les personnes atteintes de démence, ainsi que pour leurs familles, leurs amis et leurs aidants.

Nous confions à Dieu ceux dont le souvenir s'estompe peut-être, mais qui ne sont jamais oubliés, priant pour la paix, la dignité et le réconfort. Nous rendons également grâce pour les soignants et les professionnels de la santé dont la compassion témoigne de l'amour fidèle de Dieu.

Que nos prières communes soient un signe d'espoir et de solidarité tout au long de cette semaine.

Prions

Dieu de compassion et d'amour fidèle,
nous te confions tous ceux qui vivent avec la démence,
ceux dont la mémoire s'estompe,
dont les mots tardent à venir,
dont le sentiment d'identité est fragile ou perdu.

Seigneur, sois proche d'eux dans les moments de confusion et de peur ;
entoure-les de ta paix quand le monde leur paraît étranger.
Rappelle-leur, même quand ils ne s'en souviennent plus,
qu'ils sont connus, chéris et qu'ils demeurent dans ton cœur.

Nous prions pour les familles, les amis et les soignants qui empruntent ce chemin exigeant jour après jour.
Donne-leur de la patience quand leurs forces les abandonnent, de la tendresse quand la fatigue les gagne, et de l'espoir quand le parcours leur paraît insurmontable.
Qu'ils ressentent ta présence dans les petits gestes et les instants de douceur et d'amour.

Bénis tous ceux qui travaillent dans les maisons de retraite, les hôpitaux et les communautés.
Que leurs mains apportent du réconfort, leurs paroles rassurantes et leur service reflète ta dignité et ta miséricorde.

Dieu de la vie, tu te souviens toujours de nous,
même quand la mémoire nous fait défaut.
Garde-nous tous dans ton amour éternel, aujourd'hui et à jamais.

Amen.

 


jeudi 12 mars 2026

Quitter Jésus.

 


Et vous, voulez-vous aussi me quitter ? (Jean 6 :67).

C’est une question qui pénètre jusqu’aux moelles des os.

Plus les paroles de Jésus sont simples et familières, plus elles sont pénétrantes.

Nous croyons le connaître, et pourtant il nous demande : « Et vous, voulez-vous aussi me quitter ? »

Si nous voulons le suivre, il faut que sans faiblir nous en acceptions les risques. « Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et cessèrent de le suivre. » Il n’est pas dit qu’ils retournèrent à leur péché, mais qu’ils cessèrent de suivre Jésus.

Il y a aujourd’hui beaucoup de chrétiens qui se dépensent au service de Jésus-Christ, mais qui en réalité ne le suivent pas. Le but unique que Dieu nous propose, c’est d’arriver à nous unir à Jésus-Christ. Quand nous avons reçu la sanctification, c’est à cette union que nous devons tendre. Si Dieu vous fait la grâce de vous indiquer clairement ce qu’il attend de vous, ne cherchez pas à parvenir à ce but par un procédé quelconque. Contentez-vous de vivre, simplement et normalement, dans la dépendance absolue à l’égard de Jésus-Christ.

N’essayez jamais de substituer une méthode à vous à la méthode divine, qui n’est autre que la consécration absolue à Dieu. Ma seule certitude, c’est que je sais que par moi-même je ne sais rien. C’est le secret pour suivre Jésus.
Pierre ne voyait en Jésus que celui qui venait le sauver, lui, et en même temps sauver le monde. Notre Seigneur nous demande de porter son joug, et de nous associer à sa tâche. Nous ne pouvons pas répondre pour les autres.



Reconstruction du blog.

 




C o m m u n i q u é

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Chers Frères et Soeurs, Chers Amis, 


Il semble que notre communauté et notre église dérangent.

En effet, les blogs de la Mission Saint Hilaire d'Arles et du Chapitre de France de The Society of Traditional Old Catholics ont été victimes de "hackers". 

Le travail de plusieurs années a ainsi été effacé et nous ne pouvons que le déplorer.

Nous allons reconstruire le blog de notre petite Mission Saint Hilaire d'Arles dans un premier temps.

Voici sa nouvelle adresse : https://mission-st-hilaire.blogspot.com

Puisse le Seigneur vous bénir.

Le Recteur.





La patience.

  Si la vision tarde à s’accomplir, attends-la fermement. (Habacuc 2:3). La vraie patience est le contraire de l’indifférence. C’est un...