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jeudi 6 août 2026

La volonté du Père.

 


« Voici, nous montons à Jérusalem. » (Luc 18 :31).

Ce dernier voyage à Jérusalem marque, dans la vie de Jésus, le sommet de son obéissance à la volonté du Père. « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. »

C’était la pensée dominante du Seigneur, pendant toute sa vie. Ni les joies, ni les revers, ne le détournaient de ce but. « Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. »

La chose essentielle que nous devons sans cesse nous rappeler, c’est que nous aussi nous montons « à Jérusalem », pour accomplir la volonté de Dieu, et non la nôtre. Il est naturel que l’homme ait des ambitions personnelles, mais le chrétien ne poursuit aucun but personnel. On parle beaucoup, de nos jours, de prendre une décision pour Christ, de se décider à être chrétien, de décisions pour ceci ou cela…. Mais, dans le Nouveau Testament, c’est la volonté souveraine de Dieu qui est mise au premier plan. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis…. » (Jean 15 :16). Nous ne sommes pas appelés à comprendre et à approuver le plan de Dieu, mais à nous y soumettre même sans comprendre. Nous n’avons aucune idée du dessein de Dieu, et plus nous avançons, moins nous y voyons clair. Il nous semble que Dieu vise à côté de la cible, parce que notre vue est trop courte pour voir ce qu’il a en vue.

Au début de notre vie chrétienne, nous avons nos idées à nous sur le but que Dieu se propose : « Je suis fait pour aller ici, ou pour aller là-bas » Dieu m’a appelé à telle œuvre précise ». Nous nous mettons en route, nous travaillons et pendant ce temps l’appel souverain de Dieu continue à se faire entendre. Le travail que nous faisons ne sert à rien. En fait, il n’a pas plus de valeur qu’un château de cartes. Il nous faut accepter tout à nouveau la volonté de Dieu. « Il prit avec lui les Douze. » Il nous prend sans cesse, nous aussi, avec lui, pour nous conduire plus loin.



jeudi 25 juin 2026

Ami de Jésus.

 


Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.. – Je vous ai appelé mes amis. (Jean 15 :13-15).

Jésus ne me demande pas de mourir pour lui, mais bien de donner ma vie pour lui.

Pierre, de tout son cœur, disait : « Je donnerai ma vie pour toi. » Où en serait le chrétien qui n’aurait pas le courage de faire une telle déclaration ?

Le sentiment du devoir suppose toujours un peu d’héroïsme. Le Seigneur vous a-t-il déjà posé cette question : « Veux-tu donner ta vie pour moi ? ». Il est plus facile de mourir que de donner sa vie, jour après jour, en sacrifiant toutes ses plus hautes ambitions. Nous ne sommes pas faits pour vivre toujours dans la lumière de l’inspiration, mais nous avons à nous souvenir de ces moments-là pour nous aider à vivre dans la vie ordinaire. Jésus n’a eu dans toute sa vie qu’un seul moment d’entière illumination, sur la montagne de la transfiguration. Et puis il s’est de nouveau dépouillé de toute sa gloire pour redescendre dans la plaine, parmi les démoniaques. Pendant trente-trois ans, Jésus a donné sa vie pour faire la volonté de son Père. « Nous aussi, dit l’apôtre Jean, nous devons donner notre vie pour nos frères. » Mais cela est contraire à la nature humaine.

Si je suis un ami de Jésus, il faut que je donne, résolument et attentivement, ma vie pour lui. Certes, cela est difficile, mais il faut remercier Dieu pour cette difficulté. Le salut pour moi est facile, parce qu’il a tant coûté à Dieu, mais la manifestation du salut en moi est difficile. Dieu me sauve, me revêt du Saint-Esprit, et puis Il me dit : « Va de l’avant ; sois fidèle à ton Dieu, bien que, tout autour de toi, te pousse à l’infidélité. » – « Je vous ai appelés mes amis », nous dit Jésus. Soyez fidèle à votre Ami, et souvenez-vous que vous le représentez id-bas, et que vous êtes responsable de son honneur.



mercredi 22 avril 2026

Christ au milieu de nous.

 



Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe (Jean 4 :9).

Que de fois le Seigneur doit être stupéfait de voir combien nous avons l’esprit compliqué…

Ce sont nos préjugés qui nous rendent stupides. Quand nous restons dans la simplicité, nous y voyons clair. Philippe s’imaginait qu’il allait assister à quelque manifestation prodigieuse, mais quant à Jésus, ce n’était que son Maître, il le connaissait trop bien. Nous cherchons Dieu dans quelque bouleversement catastrophique qui, pensons-nous, va venir, et en réalité Il est là, présent devant nous.

Nous sommes prêts sans doute à obéir à Jésus, mais nous le blessons par nos questions inintelligentes : « Seigneur, montre-nous le Père ! ». Il nous répond du tac au tac : « Il est là, devant vous, ou bien nulle part. » Nous voulons que Dieu se manifeste à ses enfants. Mais Dieu ne se manifeste que dans ses enfants. Les gens du dehors s’en rendent compte, mais l’enfant de Dieu ne s’en aperçoit pas. Nous voudrions saisir Dieu dans notre intelligence. Mais nous ne pouvons pas plus Le saisir que nous ne pouvons saisir notre propre pensée. En exigeant de Dieu des manifestations extraordinaires, nous blessons le Seigneur. Nos questions n’ont rien de la simplicité de l’enfant.

Car, où est donc notre foi ?

« Que votre cœur ne se trouble point ! ». Si mon cœur se trouble, je blesse mon Sauveur. Si j’ai confiance en Jésus, ma vie est-elle conforme à celle confiance ? Est-ce que je me laisse aller à de tristes inquiétudes ?

Il faut que je m’habitue à prendre tout comme venant de Dieu. Dieu ne viendra pas tout à l’heure, Dieu est là maintenant. Quand vous le sentirez, vous serez affranchis de toute inquiétude.



mercredi 8 avril 2026

Jésus dans nos vies.

 


Il leur intima l’ordre de ne raconter à personne ce dont ils venaient d’être témoins, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité des morts. (Marc 9:9).

Ne dites rien tant que le Fils de l’homme n’est pas ressuscité en vous, tant que Sa vie ne vous a pas pénétré pour vous faire comprendre ce que Jésus enseignait durant qu’il était sur la terre. Quand notre vie intérieure est devenue ce qu’elle doit être, vous êtes tout surpris de voir combien chaque parole de Jésus est devenue claire pour vous. C’est que vous n’étiez pas capable ou prêt, jusque-là, de la saisir.

On ne peut pas dire que notre Seigneur veuille nous rien cacher : c’est nous qui ne pouvons pas encore saisir ce qu’il voudrait nous dire. Que d’enseignements Il aurait encore à vous faire entendre, mais nous ne sommes pas encore de force à les supporter.

Pour comprendre certaines choses, il nous faut la communion intime avec le Christ ressuscité. Cette communion, la possédons-nous ? Le signe qu’elle existe en nous, c’est que les paroles de Jésus nous sont devenues claires. Dieu ne peut rien nous révéler si Son Esprit n’est pas en nous. Quand nous sommes trop sûrs que telle chose doit arriver, nous barrons la route à l’Esprit de Dieu. Il en est de même quand nous nous attachons à telle ou telle doctrine. Pour sortir de l’obscurité, il faut livrer notre esprit à Jésus ressuscité, pour que Sa vie pénètre en nous.

« … de ne raconter à personne… ».

Combien veulent tout de suite raconter ce qu’ils ont vu sur la montagne de la transfiguration ? Leur vie malheureusement ne corrobore pas leur témoignage, car le Fils de l’homme n’est pas encore ressuscité en eux. L’est-il en vous ? L’est-il en moi ?



Pourquoi le péché ?

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort est étendue à tous le...