mardi 6 octobre 2026

Pourquoi le péché ?


C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché… (Romains 5 :12).

La Bible ne dit pas que Dieu a puni la race humaine à cause du péché d’un seul homme, mais que la disposition au péché, c’est-à-dire ma prétention à disposer de moi-même, est entrée dans le monde par un seul homme. Elle dit aussi qu’un autre homme a pris sur lui le péché de toute l’humanité et l’a aboli par son sacrifice (Hébreux 9 :26), révélation infiniment plus profonde.

La disposition au péché ne consiste pas à être immoral, à commettre de mauvaises actions. C’est la tendance à se chercher soi-même, à faire de son moi, son dieu. Cette disposition peut se manifester soit par une profonde immoralité, soit s’accompagner d’une moralité très stricte. L’une et l’autre ont la même racine : la prétention à être son propre maître. Lorsque le Seigneur se trouvait en face d’hommes habités par toutes les forces du mal, ou d’hommes dont la vie était pure, morale, rangée, il ne s’arrêtait ni à la dégradation des uns, ni à la valeur morale des autres. Il regardait à ce que nous ne voyons pas : l’attitude intérieure.

Le péché est en moi dès ma naissance. Je ne peux rien y changer, mais Dieu s’en charge par la Rédemption. Par la croix de Jésus-Christ, Dieu a racheté toute la race humaine de la menace de condamnation qui pesait sur elle à cause de l’hérédité du péché. Jamais Dieu ne tient l’homme pour responsable d’avoir hérité du péché. 

La condamnation ne vient pas de là. Mais je suis marqué du sceau de la condamnation, si, comprenant que Jésus est venu pour m’en délivrer, je refuse d’accepter son salut. C’est ici le jugement, (le moment critique) : "la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière."


dimanche 4 octobre 2026

Tous des saints ?

 


Appelés à être saints… (1 Corinthiens 1:2).

Remerciez Dieu de vous donner la vision de ce que vous serez. La vision est là, mais elle est loin d’être devenue réalité.
Une fois descendus dans la vallée, où nous devons faire nos preuves, beaucoup d’entre nous lâchent pied. Nous avons réalisé ce que nous ne sommes pas, et ce que Dieu voudrait que nous soyons, mais acceptons-nous d’être « frappés et martelés » jusqu’à ce que la vision prenne forme en nous ? Dieu se sert toujours, pour nous former ainsi, des circonstances et des gens les plus ordinaires.
Il est des moments où nous discernons clairement quel est le but que Dieu poursuit ; il dépend alors de nous, et non de Dieu, que la vision se transforme en réalité. Si nous préférons paresser sur la montagne, en vivant du souvenir de la vision, nous ne servirons à rien dans les circonstances banales et médiocres dont l’existence humaine est faite. Dieu nous a accordé cette vision non pas pour que nous demeurions dans un état d’extase et de contemplation, mais afin que la vision reçue, se réalise pleinement en nous. Chaque détail de notre formation est en vue de ce but. Apprenez à remercier Dieu de ce qu’il nous fait connaître ce qu’il attend de nous.
Notre petit « moi » se rebiffe toujours quand Dieu lui ordonne d’agir. Cet infime « je suis » doit être réduit à néant par celui qui, avec indignation, a dit à Moïse : « Celui qui s’appelle « Je suis » t’envoie ». C’est lui seul qui doit dominer sur nous. N’est-il pas stimulant de se rendre compte que Dieu sait tout de nous et connaît les recoins où nous croyons pouvoir nous cacher ? Il projette sur nous, comme un éclair, sa divine pénétration. Aucun homme ne connaît les hommes comme Dieu les connaît.

jeudi 1 octobre 2026

Et après la montagne...


 Jésus les conduisit seuls à l’écart sur une haute montagne. (Marc 9 :2).

Nous avons tous vécu des moments exaltants « sur la montagne » où nous pouvions voir toutes choses du point de vue de Dieu. Nous aurions voulu qu’ils durent toujours. Mais Dieu ne le permet pas. La preuve de la valeur de notre vie spirituelle, c’est notre aptitude à descendre de la montagne de la Transfiguration. Si nous savons seulement monter, c’est que nous ne sommes pas ce que nous devrions être.

Il est merveilleux d’être au sommet de la montagne avec Dieu, mais ce séjour n’est utile que s’il nous rend capables de descendre ensuite au milieu des hommes pour les délivrer du pouvoir du diable. Nous ne sommes pas faits pour vivre continuellement sur les sommets, environnés de la beauté surnaturelle des rayons de l’aurore. Nous pouvons y séjourner seulement de courts moments, qui renouvellent notre inspiration. Nous sommes faits pour vivre dans la plaine, aux prises avec le terre à terre de l’existence, c’est là que nous devons faire nos preuves.

L’égoïsme spirituel nous fait désirer d’être souvent sur la montagne. Il semble que, si nous pouvions y demeurer, nous saurions parler et vivre comme des anges. Les moments d’exaltation exceptionnels ont cependant leur place dans notre vie avec Dieu, mais veillons à ce que notre égoïsme spirituel ne nous pousse pas à les rechercher exclusivement.

Nous nous imaginons volontiers que tout ce qui nous arrive doit être exploité en vue d’un enseignement utile. Non, car avant tout, cela doit servir à produire un caractère fort. Le séjour « sur la montagne » n’a pas pour but de nous instruire, mais de nous façonner. Il est dangereux de se demander : « A quoi cela sert-il ? »

Dans le domaine spirituel, on ne peut faire de calculs de rentabilité. Dieu a un but lorsqu’il nous accorde, en de rares occasions, des moments passés « au sommet de la montagne ».

Pourquoi le péché ?

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort est étendue à tous le...