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vendredi 31 juillet 2026

Obéir à Dieu.

 


Aussitôt après, il obligea ses disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté. (Marc 6 :45-52).

Nous avons tendance à nous imaginer que, si Jésus-Christ nous oblige à faire quelque chose, l’obéissance nous conduira vers un succès éclatant.

Ne croyons jamais que le plan de Dieu est de nous accorder les succès dont nous rêvons. Il est possible que ses intentions soient juste à l’opposé des nôtres. Nous croyons que Dieu nous conduira dans une direction particulière, vers le but que nous désirons atteindre et nous faisons erreur. Le fait d’atteindre tel ou tel but n’est qu’un incident de parcours. Notre état présent, où nous ne voyons qu’un moyen, est aux yeux de Dieu un aboutissement.

Comment est-ce que je m’imagine les desseins de Dieu à mon égard ?

Sa pensée est que je dépende entièrement de lui et de sa puissance. Si je reste calme et serein au milieu du tourbillon de la vie, Dieu a atteint son but. Il désire que je puisse voir Jésus marchant sur les eaux, sans aucun rivage en vue, sans autre but, sans autre certitude que tout est bien puisque je le vois là, devant moi, marcher sur les flots. C’est ma manière de vivre et non le but de ma vie qui glorifie Dieu .

L’entraînement auquel Dieu me soumet n’est pas pour tout à l’heure, il est pour maintenant. Son dessein concerne la minute présente, et non un avenir problématique. Nous avons à lui obéir sans nous inquiéter des conséquences possibles. Ce qui, pour les hommes, est une préparation en vue de l’avenir, est pour Dieu un aboutissement.

Le but de Dieu est de m’apprendre à reconnaître qu’il peut, Lui, marcher aujourd’hui sur les eaux tourmentées de mon existence. Si nous avons en tête un but plus lointain, nous nous désintéressons du présent. Comprenons donc que Dieu veut notre obéissance. Chaque instant nous deviendra précieux.


jeudi 23 juillet 2026

Le Royaume de Dieu s'ouvre....

 


Heureux les pauvres en esprit. (Matthieu 5 :3).

Prenons garde de ne pas voir avant tout en Jésus celui qui est venu pour nous enseigner. Si Jésus-Christ n’est que cela, l’idéal qu’il me propose, et qu’il m’est impossible de réaliser, sera pour moi comme le supplice de Tantale. A quoi cela sert-il de dresser devant moi un idéal inaccessible ?

Je serais plus heureux si je ne l’avais jamais entrevu. A quoi bon me dire qu’il faut que je sois ce que je ne pourrai jamais être….. Un homme au cœur pur faisant plus que son devoir, parfaitement consacré à Dieu ? Si je ne connais pas d’abord Jésus-Christ comme mon Sauveur, son enseignement n’est pour moi autre chose qu’un idéal qui me désespère. Mais, lorsque je suis né de nouveau par l’Esprit de Dieu, je comprends que Jésus n’est pas venu seulement pour enseigner.

Il est venu pour réaliser en moi l’idéal qu’il enseigne. La Rédemption implique que Jésus-Christ peut créer dans toute âme d’homme les mêmes sentiments et les mêmes dispositions qui réglaient sa propre vie, et c’est à des disciples ainsi disposés que s’adressent les préceptes donnés par Dieu.

L’enseignement du Sermon sur la Montagne produit le désespoir chez l’homme « naturel », et c’est justement là le but que Jésus cherche à atteindre. Aussi longtemps que, dans notre orgueil, nous nous croyons capables de réaliser un tel idéal, Dieu nous laissera buter contre un obstacle sur lequel nous nous briserons. Alors, nous comprendrons qu’il nous faut aller à Lui comme des pauvres, pour recevoir ses dons.

« Heureux les pauvres en esprit…. » La première condition d’entrée dans le Royaume de Jésus-Christ est de reconnaître notre pauvreté et notre incapacité absolue. Alors Jésus peut dire : « Béni sois-tu ! ». Malheureusement, nous sommes lents à reconnaître que nous sommes pauvres. Seule la connaissance de notre misère rend possible en nous l’action de Jésus-Christ.



mercredi 15 juillet 2026

Payer le prix...

 


L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur. (Esaïe 6:1).

L’histoire des rapports de notre âme avec Dieu est, bien souvent, l’histoire de la disparition de celui dont nous avions fait notre héros.

A bien des reprises, Dieu doit éloigner ceux que nous aimons le plus, pour pouvoir prendre Lui-même leur place. Parfois ces séparations nous font souffrir et nous plongent dans le découragement. Traduisez ce verset sur le plan personnel : « l’année où mourut celui qui dans mon cœur prenait la place de Dieu, qu’est-il arrivé ? ».

Direz-vous : « J’ai tout abandonné… Je suis tombé malade… J’ai perdu toute raison de vivre ? » ou bien « J’ai vu le Seigneur. »

La manière dont Dieu m’apparaît dépend avant tout de l’état de mon âme. Ce que je suis détermine ce que Dieu peut me révéler. Avant que je puisse dire moi aussi « J’ai vu le Seigneur », il faut qu’il y ait déjà en moi quelque chose qui vienne de Dieu, qui corresponde à Dieu. Tant que je ne suis pas né de nouveau, tant que je n’ai pas commencé à voir le royaume de Dieu, je vois tout sous l’angle de mes préjugés. J’ai besoin d’une opération chirurgicale accomplie par les événements extérieurs et d’une purification intérieure.

Dieu doit avoir la première, et la seconde, et la troisième place dans ma vie, jusqu’à ce que tout mon être soit rempli de lui, qu’il soit toujours devant moi, à l’exclusion de tout le reste. « Dans le monde entier, il n’y a que toi, mon Dieu, il n’y a que toi. »

Payez toujours le prix nécessaire. Que Dieu puisse voir que vous êtes prêt à tout pour vivre selon la vision qu’il vous a donnée.



jeudi 9 juillet 2026

Vision et réalité.

 


Le mirage se changera en étang et la terre desséchée en sources d’eaux. (Esaïe 35:7).

Avant qu’une chose se réalise, nous en avons la vision. Mais, lorsque nous constatons que cette vision, bien qu’elle soit authentique, ne se réalise pas, Satan profite de ce moment favorable pour nous tenter. Nous en arrivons à dire que ce n’est pas la peine de continuer. Au lieu de voir s’accomplir la vision, nous traversons la vallée de l’humiliation.

Dieu nous donne d’abord une vision, puis il nous fait descendre dans la vallée, pour nous marteler jusqu’à ce que la vision ait pris forme en nous. C’est dans cette vallée que tant d’entre nous faiblissent et perdent pied. Chaque vision se réalisera un jour, si nous avons la patience d’attendre. Sachons bien que Dieu a le temps. Il ne se presse jamais. Nous sommes, nous, au contraire, terriblement pressés et impatients. Éclairés par la splendeur de la vision reçue, nous nous mettons en marche, mais la vision n’est pas encore devenue réalité en nous. Il faut donc que Dieu nous conduise dans la vallée et nous fasse passer par le feu et par l’eau, pour nous façonner jusqu’à ce que nous soyons prêts à recevoir ce qu’il voulait nous donner. Dès l’instant où nous avons eu la vision, Dieu a commencé à travailler pour former en nous son idéal, mais sans cesse nous échappons de ses mains et essayons de nous façonner nous-mêmes à notre façon.

La vision que Dieu nous accorde n’est pas un rêve, mais une révélation de ce que Dieu veut que nous soyons. Laissez-le vous mettre sur son tour, comme le potier, et vous façonner à sa guise, et il est certain qu’il vous rendra conforme à la vision qu’il vous a donnée. Pendant qu’il travaille, ne perdez pas patience.



jeudi 2 juillet 2026

Agir en chrétien...

 


Si ta main droite te fait tomber dans le mal, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est plus avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse que d’avoir ton corps tout entier jeté aux gémonies. (Matthieu 5 :30).

Jésus ne dit pas que tout le monde doit se couper la main droite, mais que si votre main droite vous empêche de le suivre, de la couper. Il y a des choses en elles-mêmes irréprochables qui ne sont pas conciliables avec le don total de soi-même à Dieu. Votre main droite est un de vos biens les plus précieux. Même cela, dit Jésus, vous devez le sacrifier, si cela est nécessaire pour me suivre. Aucune discipline plus sévère ne fut jamais proposée à l’humanité.

Quand Dieu nous fait naître de nouveau, notre vie semble à bien des égards mutilée. Il y a une foule de choses que vous n’osez plus faire, des choses qui vous touchent de si près que, pour vous et pour ceux qui vous entourent, c’est comme si vous arrachiez votre oeil ou si vous coupiez votre main droite, et les incroyants se récrient : « Mais c’est absurde ! ». Aucun croyant véritable ne peut se dispenser de ces restrictions et de ces suppressions, au début de sa vie chrétienne. Mais il vaut mieux quelquefois être borgne ou manchot aux yeux des hommes, et harmonieux aux yeux de Dieu. Jésus-Christ, par son Esprit, est obligé de vous soumettre à toutes ces restrictions. Au moins n’en profitons pas pour critiquer les autres...

On commence par une vie mutilée, mais on aboutit à la perfection : « Soyez parfaits, dit Jésus, comme votre Père céleste est parfait. »



jeudi 25 juin 2026

Ami de Jésus.

 


Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.. – Je vous ai appelé mes amis. (Jean 15 :13-15).

Jésus ne me demande pas de mourir pour lui, mais bien de donner ma vie pour lui.

Pierre, de tout son cœur, disait : « Je donnerai ma vie pour toi. » Où en serait le chrétien qui n’aurait pas le courage de faire une telle déclaration ?

Le sentiment du devoir suppose toujours un peu d’héroïsme. Le Seigneur vous a-t-il déjà posé cette question : « Veux-tu donner ta vie pour moi ? ». Il est plus facile de mourir que de donner sa vie, jour après jour, en sacrifiant toutes ses plus hautes ambitions. Nous ne sommes pas faits pour vivre toujours dans la lumière de l’inspiration, mais nous avons à nous souvenir de ces moments-là pour nous aider à vivre dans la vie ordinaire. Jésus n’a eu dans toute sa vie qu’un seul moment d’entière illumination, sur la montagne de la transfiguration. Et puis il s’est de nouveau dépouillé de toute sa gloire pour redescendre dans la plaine, parmi les démoniaques. Pendant trente-trois ans, Jésus a donné sa vie pour faire la volonté de son Père. « Nous aussi, dit l’apôtre Jean, nous devons donner notre vie pour nos frères. » Mais cela est contraire à la nature humaine.

Si je suis un ami de Jésus, il faut que je donne, résolument et attentivement, ma vie pour lui. Certes, cela est difficile, mais il faut remercier Dieu pour cette difficulté. Le salut pour moi est facile, parce qu’il a tant coûté à Dieu, mais la manifestation du salut en moi est difficile. Dieu me sauve, me revêt du Saint-Esprit, et puis Il me dit : « Va de l’avant ; sois fidèle à ton Dieu, bien que, tout autour de toi, te pousse à l’infidélité. »« Je vous ai appelés mes amis », nous dit Jésus. Soyez fidèle à votre Ami, et souvenez-vous que vous le représentez id-bas, et que vous êtes responsable de son honneur.



mercredi 17 juin 2026

Demander le Saint-Esprit.

 


Car quiconque demande, reçoit. (Luc 11 :10).

Au fond, rien n’est plus difficile que de demander véritablement.

Nous désirons, nous soupirons, nous exigeons, nous sentons l’aiguillon du besoin, mais c’est seulement à la dernière extrémité que nous demandons tout simplement. C’est quand nous sentons réellement ce qui nous manque que nous nous décidons à demander. N’avez-vous jamais demandé comme celui qui est, spirituellement, dénué de tout ?

« L’un de vous manque-t-il de sagesse, qu’il la demande à Dieu. » Mais pour la demander vraiment, il faut vraiment sentir qu’elle vous manque. Vous ne pouvez pas jongler avec la réalité. Si la réalité spirituelle vous manque, vous n’aurez plus qu’une chose à faire. Demandez à Dieu son Esprit Saint, en vous fondant sur la promesse de Jésus (Luc 11, 13). Le Saint-Esprit rendra réels en vous tous les effets de la rédemption accomplie par Jésus.

« Car quiconque demande, reçoit. » Cela ne veut pas dire que Dieu n’accorde pas ses dons à celui qui ne demande pas, mais qu’il faut demander pour vraiment recevoir, c’est-à-dire pour saisir par toutes vos facultés, par votre coeur et votre intelligence, que ce sont là les dons d’un Père à son enfant.

« Si l’un de vous manque de sagesse… ». Pour vous rendre compte de ce qui vous manque, il faut que vous ayez entrevu la réalité. Ne remettez pas les œillères du bon sens. On entend des gens qui vous disent de prêcher l’Évangile pur et simple, de ne plus parler de sainteté, en donnant l’idée désagréable que nous sommes dénués de tout, comme des mendiants. Demander, au fond, veut dire mendier. Il y a des pauvres qui s’accommodent très bien de leur pauvreté. Mais celui qui n’a plus rien du tout n’a plus honte de mendier. « Heureux, dit Jésus, les mendiants de l’esprit ! »



jeudi 11 juin 2026

Connaître Dieu.

 


Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en pratique. (Jean 13 :17).

Si vous n’avez pas le courage de couper vous-même les amarres, Dieu les brisera par une tempête et vous serez bien forcé d’aller au large.

Fort de l’appui de Dieu, lancez-vous sur l’océan où il vous appelle et vos yeux s’ouvriront. Si vous croyez en Jésus, vous n’avez plus le droit de rester toujours à l’intérieur de la rade, où il fait si bon vivre, toujours attaché au rivage. Il faut franchir la barre, et vous lancer sur la haute mer. C’est alors que vous connaîtrez mieux, que vous y verrez clair.

Lorsque vous voyez une chose à faire et que vous la faites sur-le-champ, immédiatement votre connaissance grandit. Remarquez-le bien: s’il arrive que votre vie spirituelle soit en panne, c’est depuis le moment où vous aurez négligé un appel précis, parce que cela ne vous semblait pas très urgent. Votre intuition spirituelle s’est obscurcie: au moment critique, vous n’êtes plus maître de votre âme, vous êtes le jouet des circonstances. Il est toujours dangereux de différer l’obéissance à un appel.

Il y a une pseudo-obéissance qui consiste à se créer à soi-même des occasions de dévouement et de sacrifice; on est plein d’un zèle admirable, et au fond l’on n’y voit pas clair. Il est plus facile de se sacrifier de la sorte que d’obéir en toute simplicité. “L’obéissance, dit Paul dans sa lettre aux Romains, vaut mieux que le sacrifice.” Prenez garde de ne pas soupirer après votre ancienne vie tranquille à l’intérieur du port, lorsque Dieu vous demande d’être ce que vous n’avez jamais été. “Si un homme veut faire…, il connaîtra…”



mercredi 3 juin 2026

La vision de Dieu.

 


Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? (Psaume 25 :12).

Quelle est la vision qui vous hante ? « Aucune », direz-vous peut-être.

Mais, aucun de vous n’échappe à une telle hantise. La vision peut venir d’en bas ou d’en haut. Le psalmiste nous dit que nous devons être hantés par la vision de Dieu. Cette vision doit faire partie intégrante de toutes nos pensées, sans aucun raisonnement de notre part. La pensée de l’enfant est toujours hantée par la vision de sa mère, même quand il ne s’en rend pas compte. On le voit bien dès qu’il lui arrive quelque infortune. C’est ainsi que nous devons avoir en Dieu la vie, le mouvement et l’être, que nous devons considérer toute chose du point de vue de Dieu, la vision de Dieu surgissant sans cesse de notre subconscience.

Si nous sommes hantés par la vision de Dieu, aucune autre ne peut nous hanter, aucun souci, aucun tracas, aucun découragement. Et voilà pourquoi Jésus condamne si sévèrement le péché de l’inquiétude. Comment osons-nous douter ainsi de la bonté de Dieu, quand il nous environne de toute part ? Être hanté par la vision de Dieu, c’est le rempart le plus efficace contre les assauts de l’ennemi.

« Son âme reposera dans le bonheur. » Malgré la persécution, la calomnie, toutes les misères, si notre vie est cachée avec le Christ en Dieu, Il nous fera reposer dans le bonheur. Nous nous privons nous-mêmes de cette communion merveilleuse et bienfaisante.

« Dieu est notre refuge ». C’est un abri où rien ne peut nous atteindre.



mercredi 20 mai 2026

L'Amour qui sauve.

 


Qui pourra nous séparer de l'amour du Christ ? (Romains 8 :35).

Dieu ne nous exempte pas des peines de la vie. Mais, dans la peine, Il se tient près de nous. Si terribles que pourraient être les peines qui vous assaillent, aucune ne pourra vous séparer de la communion avec Dieu. Nous sommes « plus que vainqueurs » au sein même des pires épreuves.

Paul ne parle pas ici de maux imaginaires, mais de réalités accablantes. «Mais parmi toutes ces détresses, s'écrie-t-il, nous sommes plus que vainqueurs, par l'amour de Celui qui nous a aimés sur la croix.» Ce n'est donc pas par aucun héroïsme de notre part. Je plaindrais un chrétien dont la vie serait sans épines, et qui n'aurait pas cette occasion d'éprouver la grâce de Dieu.

"Cet amour du Christ, qui pourrait nous en arracher ? Sera-ce l'oppression ? ou l'angoisse ? ou la persécution ? ou la famine ? ou le dénuement ? ou le péril de mort ? ou le glaive du bourreau ?"

Si Jésus-Christ ne nous trompe pas, si l'apôtre Paul n'est pas un visionnaire, et bien, à celui qui tient ferme, suspendu à l'amour de Dieu, au milieu de ces terribles détresses, il arrive quelque chose de bien extraordinaire. La logique ne compte plus pour lui, L'amour de Dieu, en Jésus-Christ, rayonne par-dessus toutes ces ténèbres : il est, toujours et partout, sauvé du naufrage.



jeudi 7 mai 2026

La patience.

 


Si la vision tarde à s’accomplir, attends-la fermement. (Habacuc 2:3).

La vraie patience est le contraire de l’indifférence.

C’est un immense rocher, profondément enraciné, qui brave tout ébranlement. La vision de Dieu nous inspire la patience. Moïse tint ferme, non pas en se fondant sur ses aspirations morales, mais parce que Dieu lui était apparu. « Il tint ferme, parce qu’il avait vu le Roi Invisible. »

Un homme qui possède la vision de Dieu n’est pas lié à une conception particulière ; il est lié à Dieu lui-même. Pour savoir si la vision vient vraiment de Dieu, iI n’y a besoin que de constater l’élan intérieur qui en résulte, l’élargissement de la pensée et l’énergie pour l’action, dans tous les domaines. Si Dieu vous envoie en quelque façon dans le désert, comme il y envoya son Fils durant quarante jours, pour y être tenté, loin de Sa présence, tenez ferme. Le pouvoir de tenir ferme vous viendra de votre vision intérieure de Dieu.

« Bien qu’elle tarde à s’accomplir, attends-la fermement ».

La preuve que nous possédons en nous la vision, c’est que nous cherchons à saisir bien plus que nous avons déjà saisi. II n’est pas bon, dans le domaine spirituel, d’être satisfait de ce qu’on a. « Que rendrai-je à l’Éternel pour tous ses bienfaits? Je prendrai en main la coupe des délivrances. »

Nous sommes très disposés à être satisfaits de nous-mêmes. « Je suis arrivé au but, je suis entièrement sanctifié, je suis sûr de pouvoir tenir ferme.”, dirons-nous. De tels propos nous condamnent.

Il faut sans cesse aller de l’avant. « Non pas que j’aie encore atteint le but, ni que je sois déjà parvenu à la perfection. » Nous n’avons que ce que nous tenons actuellement, nous n’avons rien. Si nous avons en nous la vision de Dieu, nous avons bien plus que nous ne le saurons jamais.



jeudi 30 avril 2026

Les faveurs de Dieu.


 

Et toi, tu réclamerais pour toi de grandes faveurs ? (Jérémie 45 :5).

Réclames-tu pour toi de grandes faveurs ?

Non pas peut-être que tu veuilles être élevé toi-même très haut, mais tu voudrais que Dieu fasse de grandes choses pour toi. Or, Dieu veut te rapprocher de Lui, non pas seulement par les dons que tu reçois de sa main, mais par ce que tu connaîtras de Sa personne. Une grande faveur, cela vient, cela passe et ce n’est qu’un accident dans notre vie. Un véritable don de Dieu n’est jamais quelque chose d’accidentel. Il est aisé de parvenir à la véritable communion avec Dieu, mais à la seule condition de le rechercher lui-même et non pas les bienfaits qu’il nous donne.

Si vous n’en êtes encore qu’à demander à Dieu des bénédictions matérielles, vous n’avez pas encore fait le premier pas vers l’abandon, vous vous faites un christianisme à votre façon. « J’ai bien demandé à Dieu le Saint-Esprit, mais il ne m’a pas donné la paix et le repos sur lesquels je comptais. »

Dieu voit bien pourquoi vous vous cherchez vous-même, et non pas Dieu. Jésus nous dit bien « Demandez, et il vous sera donné. » Oui, mais savons-nous demander à Dieu comme il faut ? Une fois en communion avec Dieu, on cesse de lui demander une foule de choses. « Votre Père sait ce dont vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. » Alors pourquoi nos prières ? pourquoi nos demandes ? Pour apprendre à Le connaître, tout simplement.

Vous demandez à Dieu la faveur suprême. « Seigneur, baptise-moi du Saint-Esprit ! ». Si Dieu ne le fait pas, c’est parce que votre abandon n’est pas complet. Il y a quelque chose que vous ne voulez pas faire. Quel est votre véritable but ? Dieu regarde toujours en avant. Il ne se préoccupe pas de votre bonheur présent.

Son but dernier, le voici : « Qu’ils soient un, comme nous sommes un. »


mercredi 22 avril 2026

Christ au milieu de nous.

 



Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe (Jean 4 :9).

Que de fois le Seigneur doit être stupéfait de voir combien nous avons l’esprit compliqué…

Ce sont nos préjugés qui nous rendent stupides. Quand nous restons dans la simplicité, nous y voyons clair. Philippe s’imaginait qu’il allait assister à quelque manifestation prodigieuse, mais quant à Jésus, ce n’était que son Maître, il le connaissait trop bien. Nous cherchons Dieu dans quelque bouleversement catastrophique qui, pensons-nous, va venir, et en réalité Il est là, présent devant nous.

Nous sommes prêts sans doute à obéir à Jésus, mais nous le blessons par nos questions inintelligentes : « Seigneur, montre-nous le Père ! ». Il nous répond du tac au tac : « Il est là, devant vous, ou bien nulle part. » Nous voulons que Dieu se manifeste à ses enfants. Mais Dieu ne se manifeste que dans ses enfants. Les gens du dehors s’en rendent compte, mais l’enfant de Dieu ne s’en aperçoit pas. Nous voudrions saisir Dieu dans notre intelligence. Mais nous ne pouvons pas plus Le saisir que nous ne pouvons saisir notre propre pensée. En exigeant de Dieu des manifestations extraordinaires, nous blessons le Seigneur. Nos questions n’ont rien de la simplicité de l’enfant.

Car, où est donc notre foi ?

« Que votre cœur ne se trouble point ! ». Si mon cœur se trouble, je blesse mon Sauveur. Si j’ai confiance en Jésus, ma vie est-elle conforme à celle confiance ? Est-ce que je me laisse aller à de tristes inquiétudes ?

Il faut que je m’habitue à prendre tout comme venant de Dieu. Dieu ne viendra pas tout à l’heure, Dieu est là maintenant. Quand vous le sentirez, vous serez affranchis de toute inquiétude.



mercredi 15 avril 2026

Se décharger de son fardeau.

 


Décharge-toi de ton fardeau sur l’Éternel, et Il te soutiendra. (Psaume 55 :23).

Il y a des fardeaux que nous devons accepter, et d’autres que nous devons rejeter. Nous n’avons le droit de garder ni le fardeau du doute ni celui du péché, mais il y a des fardeaux dont Dieu lui-même nous a chargés et qu’Il veut que nous gardions, mais qu’Il nous aidera Lui-même à porter: « Décharge-toi de ton fardeau sur l’Éternel, et Il te soutiendra. »

Si nous entreprenons de travailler pour Dieu, mais sans nous appuyer sur lui, nous serons écrasés par le sentiment de notre responsabilité. Mais, si nous nous déchargeons sur Lui du souci de ce fardeau qu’Il nous a donné à porter, il nous délivre du poids de toute responsabilité et nous donne à la place le sentiment de Sa présence.

Que de chrétiens ont entrepris une œuvre, pleins de courage et de beaux sentiments, mais sans posséder la communion intime avec Jésus-Christ. Ils aboutissent très vite à l’écrasement. Leur fardeau les fatigue et leur devient insupportable. On dit tout autour d’eux : « Quel beau commencement, et quelle faillite…. ».

«Décharge-toi de ton fardeau sur l’Éternel.» 

Au lieu de vouloir le porter tout seul, pose-le par un bout sur l’épaule de Dieu. N’est-il pas écrit : « L’empire sera posé sur son épaule. » Ne rejette pas ton fardeau, mais porte-le allégrement, soutenu par l’Éternel. Avec un tel soutien, il deviendra léger.



mercredi 8 avril 2026

Jésus dans nos vies.

 


Il leur intima l’ordre de ne raconter à personne ce dont ils venaient d’être témoins, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité des morts. (Marc 9:9).

Ne dites rien tant que le Fils de l’homme n’est pas ressuscité en vous, tant que Sa vie ne vous a pas pénétré pour vous faire comprendre ce que Jésus enseignait durant qu’il était sur la terre. Quand notre vie intérieure est devenue ce qu’elle doit être, vous êtes tout surpris de voir combien chaque parole de Jésus est devenue claire pour vous. C’est que vous n’étiez pas capable ou prêt, jusque-là, de la saisir.

On ne peut pas dire que notre Seigneur veuille nous rien cacher : c’est nous qui ne pouvons pas encore saisir ce qu’il voudrait nous dire. Que d’enseignements Il aurait encore à vous faire entendre, mais nous ne sommes pas encore de force à les supporter.

Pour comprendre certaines choses, il nous faut la communion intime avec le Christ ressuscité. Cette communion, la possédons-nous ? Le signe qu’elle existe en nous, c’est que les paroles de Jésus nous sont devenues claires. Dieu ne peut rien nous révéler si Son Esprit n’est pas en nous. Quand nous sommes trop sûrs que telle chose doit arriver, nous barrons la route à l’Esprit de Dieu. Il en est de même quand nous nous attachons à telle ou telle doctrine. Pour sortir de l’obscurité, il faut livrer notre esprit à Jésus ressuscité, pour que Sa vie pénètre en nous.

« … de ne raconter à personne… ».

Combien veulent tout de suite raconter ce qu’ils ont vu sur la montagne de la transfiguration ? Leur vie malheureusement ne corrobore pas leur témoignage, car le Fils de l’homme n’est pas encore ressuscité en eux. L’est-il en vous ? L’est-il en moi ?



samedi 4 avril 2026

Pâques : Il est ressuscité !

 


Essayons de recevoir ce récit avec l’innocence d’une première écoute... L’évangéliste précise le cadre temporaire : « le premier jour de la semaine ». Il ne s’agit pas d’une semaine parmi les autres, faisant simplement suite à la précédente, mais de « la » semaine. De quelle semaine unique pourrait-il bien s’agir ? Si nous nous souvenons que Saint Jean commence son Prologue comme une nouvelle Genèse, nous pressentons qu’il s’agit du premier jour de la nouvelle création.
Ce jour s’est déjà levé lorsque Marie-Madeleine se rend au tombeau « de grand matin », sans doute pour s’y recueillir et laisser libre court à son chagrin. Mais même si le soleil a commencé sa course, il n’a pas encore chassé l’obscurité de la nuit ; l’évangéliste précise en effet qu’« il fait encore sombre ». Marie-Madeleine n’est toujours pas sortie de l’ancien monde ; elle n’a pas encore pris conscience de la nouveauté advenue, pas plus que nous d’ailleurs : le chapitre 19 se termine en effet sur le récit très sobre de l’ensevelissement de Jésus dans un tombeau neuf ; puis chacun se retire, à cause de la « Préparation », sous-entendu de la fête pascale ; à moins qu’il ne s’agisse des préparatifs d’un tout autre événement que nous avons à découvrir ?
Dans la pénombre de l’aurore, Marie-Madeleine ne voit rien, si ce n’est que « la pierre a été enlevée du tombeau ». On peut supposer qu’elle s’est risquée à jeter un coup d’œil à l’intérieur puisqu’elle annonce la disparition du corps, qu’elle attribue à l’action d’un sujet inconnu, anonyme : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis ». A y regarder de plus près, ce verset nous réserve deux surprises : nous nous attendions à ce que Marie-Madeleine exprime son angoisse devant la disparition du « corps » de son Maître défunt, c’est-à-dire de son cadavre ; or elle parle de l’enlèvement « du Seigneur » comme s’il s’agissait du rapt d’un vivant. Signe d’un deuil qui n’est pas encore accompli ? Ou pressentiment que l’amour ne peut pas mourir ?
Deuxième surprise : le pluriel de l’aveu d’ignorance : « nous ne savons pas où on l’a mis ». Il est peu probable que Marie-Madeleine utilise un pluriel majestatif. Etait-elle accompagnée d’autres femmes dont l’évangéliste n’a pas jugé nécessaire de faire explicitement mention ? Peut-être. Mais accueillant le récit tel qu’il nous est livré, il nous semble plutôt entendre, à travers la voix de Marie-Madeleine, l’écho de l’aveu d’ignorance qui résonne tout au long du quatrième Evangile : « nous ne savons pas » qui est cet homme, d’où il vient, par quelle autorité il enseigne, chasse les démons et accomplit les signes et miracles qu’on lui attribue. Marie-Madeleine semble jouer ici le rôle du chœur dans les tragédies grecques, qui prononce à haute voix l’avis du grand nombre. La mention de l’incise « nous ne savons pas » est un indice important dans notre récit, car il suggère que le lieu mystérieux où se trouve le Seigneur n’est pas accessible par des moyens d’investigation simplement humains : il ne se dévoilera qu’aux yeux de la foi. Pour combler le manque au niveau du « savoir », il faut accepter de croire, c’est-à-dire de s’ouvrir à une autre perception des événements, que Saint Jean désigne par le terme « voir ».
Marie-Madeleine n’en reste cependant pas à un simple constat : bouleversée par la disparition de son Seigneur, elle court vers ceux qui sont supposés savoir : Simon-Pierre et l’autre disciple, qui est qualifié d’une façon toute particulière : « celui que Jésus aimait ». Il est évident que le Seigneur aimait tous ses disciples ; cette précision suggère plutôt que celui-ci avait répondu d’une façon toute particulière à l’amour du Maître, si bien qu’il lui était uni plus étroitement.
Nos deux apôtres se mettent eux aussi en mouvement, parcourant le trajet inverse de Marie Madeleine, dont le récit ne nous dit pas qu’elle les accompagne : nous la retrouverons plus tard près du tombeau ; pour le moment elle disparaît de la scène, comme si son rôle n’avait consisté qu’à informer les disciples de la disparition du Seigneur de ce monde ancien, disparition qu’elle interprète comme un « enlèvement ».
Pierre et l’autre disciple se hâtent donc sur les lieux pour constater les faits. Ce verset aussi nous surprend : « Ils couraient tous les deux ensembles », c’est-à-dire côte à côte ; « mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau ». Cette apparente contradiction veut nous rendre attentif au fait que le récit se propose de répondre à deux exigences : la vérification de l’information rapportée par Marie-Madeleine ; et son interprétation. Si les deux compagnons sont côte à côte pour ce qui est du constat de l’absence du corps, dans la recherche du sens de l’événement, « l’autre disciple » précède Pierre, comme la suite du récit le confirme. Sobrement, l’évangéliste suggère, à partir de la différence du comportement extérieur, la différence d’attitude intérieure des deux personnages.
Pierre, sans hésiter, entre dans le tombeau et fait un constat rigoureux de la disposition du « linge qui couvrait la tête et du linceul ». Il se meut toujours dans l’ancien monde, celui où « il fait encore sombre », et où il ne peut que prendre acte de l’absence troublante du corps du Seigneur.
L’autre disciple, celui qui était « arrivé le premier au tombeau », n’entre pas tout de suite ; il « se penche », geste qui ressemble à une prosternation, et « contemple le linceul resté là ». Son regard illuminé par l’amour, scrute l’invisible et « voit » ; il pressent la présence cachée au creux de l’absence. Ce n’est qu’alors qu’il entre lui aussi, mais il ne pénètre pas dans le même lieu que Pierre. Celui-ci était descendu dans un tombeau vide, symbole du monde ancien marqué par la mort et dont Dieu s’est retiré. Le disciple que Jésus aimait, lui, est entré dans le monde nouveau et dans les temps nouveaux.
Pour Simon-Pierre, « la pierre a été enlevée du tombeau » pour en faire sortir un cadavre. Pour l’autre disciple, elle est roulée afin de permettre aux croyants d’entrer en présence du Seigneur, dans ce lieu qui n’est plus la sépulture d’un défunt, mais le Temple du Dieu vivant.
Ne sommes-nous pas tous confrontés à cette double approche ? Comme Simon-Pierre qui pénètre en premier dans le tombeau, notre raison se saisit d’amblée de l’événement ; mais son analyse n’atteint que le phénomène, c’est-à-dire ce qui apparaît aux yeux de chair ; l’essentiel lui demeure invisible. Seul l’esprit illuminé par la foi, l’espérance et l’amour peut discerner, au cœur d’une contemplation adorante, le mystère du Jour nouveau et du Monde nouveau, le mystère de la nouvelle création qui s’annonce, le mystère de la présence du Vivant qui vient combler notre attente.
Nous qui sommes « ressuscités avec le Christ » par la foi et le baptême, « recherchons les choses d’en-haut : c’est là qu’est le Christ » ; tendons vers lui, non pas en fuyant ce monde, mais en convertissant notre regard, de manière à discerner sa présence à nos côtés. Alors nous ne désirerons plus les choses de la terre, mais les réalités d’en haut ; et « lorsque paraîtra le Christ notre vie, nous aussi nous paraîtrons avec lui en pleine gloire ».

« Aujourd’hui, Dieu notre Père, tu nous ouvres la vie éternelle par la victoire de ton Fils sur la mort, et nous fêtons sa résurrection. Que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie »



vendredi 27 mars 2026

Être charnel.

 


Quand il y a entre vous de la jalousie et des querelles, n’est-ce pas la preuve que vous êtes toujours charnels et que vous agissez dans des vues purement humaines ? (I Corinthiens 3:3).

L’homme naturel ne sait pas ce que c’est que d’être charnel. C’est quand la régénération s’est faite, et qu’il y a dans l’homme opposition tranchée entre les désirs de l’Esprit et les désirs de la chair, que l’homme sait qu’il est charnel. « Marchez, dit Paul, selon l’Esprit et résistez ainsi aux passions de la chair. » Alors vous ne serez plus charnels.

Êtes-vous disposé à l’irritation, vous laissez-vous troubler par de petites choses ?

Oh, mais un chrétien n’est jamais comme ça ! Ce n’est pas l’avis de Paul. Y a-t-il dans la Bible une vérité contre laquelle vous regimbez immédiatement ? C’est mauvais signe. Vous avez encore l’esprit charnel et votre sanctification ne sera complète que lorsque vous en serez entièrement débarrassé.

Si l’Esprit de Dieu découvre en vous quelque chose qui ne va pas, Il ne vous demande pas de le corriger vous-même, mais seulement de voir ce qu’Il vous fait voir, et Lui le corrigera. L’enfant de lumière est ouvert devant Dieu et le fils des ténèbres trouve une excuse. Soyez enfant de lumière et Dieu vous purifiera.

A quel signe reconnaît-on que l’on n’est plus charnel ? Vous n’avez pas à vous faire illusion. Si la délivrance est réelle, sa réalité vous sautera aux yeux. Dieu vous fournira mille occasions de saisir le miracle accompli en vous par sa grâce. Vous le saisirez sur le fait : « Auparavant, direz-vous, comme j’aurais été en colère !”

Vous serez sans cesse le premier étonné de la transformation que Dieu aura faite en vous.



mercredi 18 mars 2026

Un effort pour Dieu

 


En possession de telles promesses, mes bien-aimés, purifions-nous de toute souillure du corps et de l’âme, achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. (II Corinthiens 7:1).

Je compte sur l’accomplissement des promesses de Dieu et j’en ai le droit. Mais, c’est là le point de vue proprement humain.

Le point de vue divin, c’est qu’à travers ces promesses, je sens que Dieu compte sur moi. Est-ce que j’ai compris que mon corps est le temple du Saint-Esprit et que telle de mes habitudes est indigne de Dieu ? La sanctification doit me transformer entièrement à l’image du Christ. Dieu fait notre éducation jusque dans le plus petit détail. Dès qu’il vous arrête sur un point, purifiez-vous et achevez votre sanctification.

Mon esprit, lui aussi, doit être pur. Ma pensée est-elle en parfaite harmonie avec la présence en moi du Fils de Dieu ou bien mon intelligence est-elle indisciplinée et rebelle ? Le Christ s’appliquait sans cesse à ne jamais parler de son propre mouvement, mais se surveillait constamment pour soumettre en toutes choses sa pensée à Dieu. J’ai le devoir très net de garder mon esprit en harmonie avec l’Esprit du Christ, et peu à peu, Jésus m’élève à cette parfaite consécration qui fut la sienne où rien d’autre ne comptera pour moi que la volonté du Père céleste. Suis-je en train d’achever ma sanctification dans la crainte de Dieu ? Dieu peut-il me conduire à sa guise ? Les autres autour de moi commencent-ils à discerner la présence de Dieu dans ma vie ?

Soyez absolument fidèle à Dieu et ne vous inquiétez plus de tout le reste. Mettez Dieu en première ligne sans aucune réserve.



jeudi 12 mars 2026

Quitter Jésus.

 


Et vous, voulez-vous aussi me quitter ? (Jean 6 :67).

C’est une question qui pénètre jusqu’aux moelles des os.

Plus les paroles de Jésus sont simples et familières, plus elles sont pénétrantes.

Nous croyons le connaître, et pourtant il nous demande : « Et vous, voulez-vous aussi me quitter ? »

Si nous voulons le suivre, il faut que sans faiblir nous en acceptions les risques. « Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et cessèrent de le suivre. » Il n’est pas dit qu’ils retournèrent à leur péché, mais qu’ils cessèrent de suivre Jésus.

Il y a aujourd’hui beaucoup de chrétiens qui se dépensent au service de Jésus-Christ, mais qui en réalité ne le suivent pas. Le but unique que Dieu nous propose, c’est d’arriver à nous unir à Jésus-Christ. Quand nous avons reçu la sanctification, c’est à cette union que nous devons tendre. Si Dieu vous fait la grâce de vous indiquer clairement ce qu’il attend de vous, ne cherchez pas à parvenir à ce but par un procédé quelconque. Contentez-vous de vivre, simplement et normalement, dans la dépendance absolue à l’égard de Jésus-Christ.

N’essayez jamais de substituer une méthode à vous à la méthode divine, qui n’est autre que la consécration absolue à Dieu. Ma seule certitude, c’est que je sais que par moi-même je ne sais rien. C’est le secret pour suivre Jésus.
Pierre ne voyait en Jésus que celui qui venait le sauver, lui, et en même temps sauver le monde. Notre Seigneur nous demande de porter son joug, et de nous associer à sa tâche. Nous ne pouvons pas répondre pour les autres.



La vie du Saint Curé d'Ars.