Chers Frères et Soeurs,
Je vous invite à visionner ce film, relatant la vie d'un grand mystique libanais, Saint Charbel.
Bien fraternellement.
Chers Frères et Soeurs,
Je vous invite à visionner ce film, relatant la vie d'un grand mystique libanais, Saint Charbel.
Bien fraternellement.
Le mirage se changera en étang et la terre desséchée en sources d’eaux. (Esaïe 35:7).
Avant qu’une chose se réalise, nous en avons la vision. Mais, lorsque nous constatons que cette vision, bien qu’elle soit authentique, ne se réalise pas, Satan profite de ce moment favorable pour nous tenter. Nous en arrivons à dire que ce n’est pas la peine de continuer. Au lieu de voir s’accomplir la vision, nous traversons la vallée de l’humiliation.
Dieu nous donne d’abord une vision, puis il nous fait descendre dans la vallée, pour nous marteler jusqu’à ce que la vision ait pris forme en nous. C’est dans cette vallée que tant d’entre nous faiblissent et perdent pied. Chaque vision se réalisera un jour, si nous avons la patience d’attendre. Sachons bien que Dieu a le temps. Il ne se presse jamais. Nous sommes, nous, au contraire, terriblement pressés et impatients. Éclairés par la splendeur de la vision reçue, nous nous mettons en marche, mais la vision n’est pas encore devenue réalité en nous. Il faut donc que Dieu nous conduise dans la vallée et nous fasse passer par le feu et par l’eau, pour nous façonner jusqu’à ce que nous soyons prêts à recevoir ce qu’il voulait nous donner. Dès l’instant où nous avons eu la vision, Dieu a commencé à travailler pour former en nous son idéal, mais sans cesse nous échappons de ses mains et essayons de nous façonner nous-mêmes à notre façon.
La vision que Dieu nous accorde n’est pas un rêve, mais une révélation de ce que Dieu veut que nous soyons. Laissez-le vous mettre sur son tour, comme le potier, et vous façonner à sa guise, et il est certain qu’il vous rendra conforme à la vision qu’il vous a donnée. Pendant qu’il travaille, ne perdez pas patience.
Si ta main droite te fait tomber dans le mal, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est plus avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse que d’avoir ton corps tout entier jeté aux gémonies. (Matthieu 5 :30).
Jésus ne dit pas que tout le monde doit se couper la main droite, mais que si votre main droite vous empêche de le suivre, de la couper. Il y a des choses en elles-mêmes irréprochables qui ne sont pas conciliables avec le don total de soi-même à Dieu. Votre main droite est un de vos biens les plus précieux. Même cela, dit Jésus, vous devez le sacrifier, si cela est nécessaire pour me suivre. Aucune discipline plus sévère ne fut jamais proposée à l’humanité.
Quand Dieu nous fait naître de nouveau, notre vie semble à bien des égards mutilée. Il y a une foule de choses que vous n’osez plus faire, des choses qui vous touchent de si près que, pour vous et pour ceux qui vous entourent, c’est comme si vous arrachiez votre oeil ou si vous coupiez votre main droite, et les incroyants se récrient : « Mais c’est absurde ! ». Aucun croyant véritable ne peut se dispenser de ces restrictions et de ces suppressions, au début de sa vie chrétienne. Mais il vaut mieux quelquefois être borgne ou manchot aux yeux des hommes, et harmonieux aux yeux de Dieu. Jésus-Christ, par son Esprit, est obligé de vous soumettre à toutes ces restrictions. Au moins n’en profitons pas pour critiquer les autres...
On commence par une vie mutilée, mais on aboutit à la perfection : « Soyez parfaits, dit Jésus, comme votre Père céleste est parfait. »
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.. – Je vous ai appelé mes amis. (Jean 15 :13-15).
Jésus ne me demande pas de mourir pour lui, mais bien de donner ma vie pour lui.
Pierre, de tout son cœur, disait : « Je donnerai ma vie pour toi. » Où en serait le chrétien qui n’aurait pas le courage de faire une telle déclaration ?
Le sentiment du devoir suppose toujours un peu d’héroïsme. Le Seigneur vous a-t-il déjà posé cette question : « Veux-tu donner ta vie pour moi ? ». Il est plus facile de mourir que de donner sa vie, jour après jour, en sacrifiant toutes ses plus hautes ambitions. Nous ne sommes pas faits pour vivre toujours dans la lumière de l’inspiration, mais nous avons à nous souvenir de ces moments-là pour nous aider à vivre dans la vie ordinaire. Jésus n’a eu dans toute sa vie qu’un seul moment d’entière illumination, sur la montagne de la transfiguration. Et puis il s’est de nouveau dépouillé de toute sa gloire pour redescendre dans la plaine, parmi les démoniaques. Pendant trente-trois ans, Jésus a donné sa vie pour faire la volonté de son Père. « Nous aussi, dit l’apôtre Jean, nous devons donner notre vie pour nos frères. » Mais cela est contraire à la nature humaine.
Si je suis un ami de Jésus, il faut que je donne, résolument et attentivement, ma vie pour lui. Certes, cela est difficile, mais il faut remercier Dieu pour cette difficulté. Le salut pour moi est facile, parce qu’il a tant coûté à Dieu, mais la manifestation du salut en moi est difficile. Dieu me sauve, me revêt du Saint-Esprit, et puis Il me dit : « Va de l’avant ; sois fidèle à ton Dieu, bien que, tout autour de toi, te pousse à l’infidélité. » – « Je vous ai appelés mes amis », nous dit Jésus. Soyez fidèle à votre Ami, et souvenez-vous que vous le représentez id-bas, et que vous êtes responsable de son honneur.
Car quiconque demande, reçoit. (Luc 11 :10).
Au fond, rien n’est plus difficile que de demander véritablement.
Nous désirons, nous soupirons, nous exigeons, nous sentons l’aiguillon du besoin, mais c’est seulement à la dernière extrémité que nous demandons tout simplement. C’est quand nous sentons réellement ce qui nous manque que nous nous décidons à demander. N’avez-vous jamais demandé comme celui qui est, spirituellement, dénué de tout ?
« L’un de vous manque-t-il de sagesse, qu’il la demande à Dieu. » Mais pour la demander vraiment, il faut vraiment sentir qu’elle vous manque. Vous ne pouvez pas jongler avec la réalité. Si la réalité spirituelle vous manque, vous n’aurez plus qu’une chose à faire. Demandez à Dieu son Esprit Saint, en vous fondant sur la promesse de Jésus (Luc 11, 13). Le Saint-Esprit rendra réels en vous tous les effets de la rédemption accomplie par Jésus.
« Car quiconque demande, reçoit. » Cela ne veut pas dire que Dieu n’accorde pas ses dons à celui qui ne demande pas, mais qu’il faut demander pour vraiment recevoir, c’est-à-dire pour saisir par toutes vos facultés, par votre coeur et votre intelligence, que ce sont là les dons d’un Père à son enfant.
« Si l’un de vous manque de sagesse… ». Pour vous rendre compte de ce qui vous manque, il faut que vous ayez entrevu la réalité. Ne remettez pas les œillères du bon sens. On entend des gens qui vous disent de prêcher l’Évangile pur et simple, de ne plus parler de sainteté, en donnant l’idée désagréable que nous sommes dénués de tout, comme des mendiants. Demander, au fond, veut dire mendier. Il y a des pauvres qui s’accommodent très bien de leur pauvreté. Mais celui qui n’a plus rien du tout n’a plus honte de mendier. « Heureux, dit Jésus, les mendiants de l’esprit ! »
Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en pratique. (Jean 13 :17).
Si vous n’avez pas le courage de couper vous-même les amarres, Dieu les brisera par une tempête et vous serez bien forcé d’aller au large.
Fort de l’appui de Dieu, lancez-vous sur l’océan où il vous appelle et vos yeux s’ouvriront. Si vous croyez en Jésus, vous n’avez plus le droit de rester toujours à l’intérieur de la rade, où il fait si bon vivre, toujours attaché au rivage. Il faut franchir la barre, et vous lancer sur la haute mer. C’est alors que vous connaîtrez mieux, que vous y verrez clair.
Lorsque vous voyez une chose à faire et que vous la faites sur-le-champ, immédiatement votre connaissance grandit. Remarquez-le bien: s’il arrive que votre vie spirituelle soit en panne, c’est depuis le moment où vous aurez négligé un appel précis, parce que cela ne vous semblait pas très urgent. Votre intuition spirituelle s’est obscurcie: au moment critique, vous n’êtes plus maître de votre âme, vous êtes le jouet des circonstances. Il est toujours dangereux de différer l’obéissance à un appel.
Il y a une pseudo-obéissance qui consiste à se créer à soi-même des occasions de dévouement et de sacrifice; on est plein d’un zèle admirable, et au fond l’on n’y voit pas clair. Il est plus facile de se sacrifier de la sorte que d’obéir en toute simplicité. “L’obéissance, dit Paul dans sa lettre aux Romains, vaut mieux que le sacrifice.” Prenez garde de ne pas soupirer après votre ancienne vie tranquille à l’intérieur du port, lorsque Dieu vous demande d’être ce que vous n’avez jamais été. “Si un homme veut faire…, il connaîtra…”
Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? (Psaume 25 :12).
Quelle est la vision qui vous hante ? « Aucune », direz-vous peut-être.
Mais, aucun de vous n’échappe à une telle hantise. La vision peut venir d’en bas ou d’en haut. Le psalmiste nous dit que nous devons être hantés par la vision de Dieu. Cette vision doit faire partie intégrante de toutes nos pensées, sans aucun raisonnement de notre part. La pensée de l’enfant est toujours hantée par la vision de sa mère, même quand il ne s’en rend pas compte. On le voit bien dès qu’il lui arrive quelque infortune. C’est ainsi que nous devons avoir en Dieu la vie, le mouvement et l’être, que nous devons considérer toute chose du point de vue de Dieu, la vision de Dieu surgissant sans cesse de notre subconscience.
Si nous sommes hantés par la vision de Dieu, aucune autre ne peut nous hanter, aucun souci, aucun tracas, aucun découragement. Et voilà pourquoi Jésus condamne si sévèrement le péché de l’inquiétude. Comment osons-nous douter ainsi de la bonté de Dieu, quand il nous environne de toute part ? Être hanté par la vision de Dieu, c’est le rempart le plus efficace contre les assauts de l’ennemi.
« Son âme reposera dans le bonheur. » Malgré la persécution, la calomnie, toutes les misères, si notre vie est cachée avec le Christ en Dieu, Il nous fera reposer dans le bonheur. Nous nous privons nous-mêmes de cette communion merveilleuse et bienfaisante.
« Dieu est notre refuge ». C’est un abri où rien ne peut nous atteindre.