jeudi 7 mai 2026

La patience.

 


Si la vision tarde à s’accomplir, attends-la fermement. (Habacuc 2:3).

La vraie patience est le contraire de l’indifférence.

C’est un immense rocher, profondément enraciné, qui brave tout ébranlement. La vision de Dieu nous inspire la patience. Moïse tint ferme, non pas en se fondant sur ses aspirations morales, mais parce que Dieu lui était apparu. « Il tint ferme, parce qu’il avait vu le Roi Invisible. »

Un homme qui possède la vision de Dieu n’est pas lié à une conception particulière ; il est lié à Dieu lui-même. Pour savoir si la vision vient vraiment de Dieu, iI n’y a besoin que de constater l’élan intérieur qui en résulte, l’élargissement de la pensée et l’énergie pour l’action, dans tous les domaines. Si Dieu vous envoie en quelque façon dans le désert, comme il y envoya son Fils durant quarante jours, pour y être tenté, loin de Sa présence, tenez ferme. Le pouvoir de tenir ferme vous viendra de votre vision intérieure de Dieu.

« Bien qu’elle tarde à s’accomplir, attends-la fermement ».

La preuve que nous possédons en nous la vision, c’est que nous cherchons à saisir bien plus que nous avons déjà saisi. II n’est pas bon, dans le domaine spirituel, d’être satisfait de ce qu’on a. « Que rendrai-je à l’Éternel pour tous ses bienfaits? Je prendrai en main la coupe des délivrances. »

Nous sommes très disposés à être satisfaits de nous-mêmes. « Je suis arrivé au but, je suis entièrement sanctifié, je suis sûr de pouvoir tenir ferme.”, dirons-nous. De tels propos nous condamnent.

Il faut sans cesse aller de l’avant. « Non pas que j’aie encore atteint le but, ni que je sois déjà parvenu à la perfection. » Nous n’avons que ce que nous tenons actuellement, nous n’avons rien. Si nous avons en nous la vision de Dieu, nous avons bien plus que nous ne le saurons jamais.



samedi 2 mai 2026

Mariage de Iolanda et Dorian.

 

Durant la cérémonie, la maman de la mariée lit la prière des époux.


En ce Samedi 2 Mai 2026, nous nous sommes retrouvés au Domaine "Les Beaux Chais" à Beaucaire (Gard) pour unir devant Dieu Iolanda et Dorian.

Ce fut une cérémonie emprunte d'émotion, d'amour et de spiritualité, au sein d'une famille très unie.

Ce couple avait déjà été béni par la naissance de Giulia au sein de leur foyer, une petite fille au caractère déjà bien trempé.

Toute la famille a participé à la cérémonie. La maman de la mariée nous a lu la prière des époux. Vincenzo et Francezco, les deux frères de Iolanda, firent un témoignage émouvant, rappelant l'historique de la famille et du couple.

Dans son homélie, le Right Reverend souligna combien un couple pouvait rayonner autour de lui par l'émerveillement, l'espérance et la révélation.

Nous souhaitons à cette belle petite famille nos plus précieuses bénédictions dans le Seigneur.


jeudi 30 avril 2026

Les faveurs de Dieu.


 

Et toi, tu réclamerais pour toi de grandes faveurs ? (Jérémie 45 :5).

Réclames-tu pour toi de grandes faveurs ?

Non pas peut-être que tu veuilles être élevé toi-même très haut, mais tu voudrais que Dieu fasse de grandes choses pour toi. Or, Dieu veut te rapprocher de Lui, non pas seulement par les dons que tu reçois de sa main, mais par ce que tu connaîtras de Sa personne. Une grande faveur, cela vient, cela passe et ce n’est qu’un accident dans notre vie. Un véritable don de Dieu n’est jamais quelque chose d’accidentel. Il est aisé de parvenir à la véritable communion avec Dieu, mais à la seule condition de le rechercher lui-même et non pas les bienfaits qu’il nous donne.

Si vous n’en êtes encore qu’à demander à Dieu des bénédictions matérielles, vous n’avez pas encore fait le premier pas vers l’abandon, vous vous faites un christianisme à votre façon. « J’ai bien demandé à Dieu le Saint-Esprit, mais il ne m’a pas donné la paix et le repos sur lesquels je comptais. »

Dieu voit bien pourquoi vous vous cherchez vous-même, et non pas Dieu. Jésus nous dit bien « Demandez, et il vous sera donné. » Oui, mais savons-nous demander à Dieu comme il faut ? Une fois en communion avec Dieu, on cesse de lui demander une foule de choses. « Votre Père sait ce dont vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. » Alors pourquoi nos prières ? pourquoi nos demandes ? Pour apprendre à Le connaître, tout simplement.

Vous demandez à Dieu la faveur suprême. « Seigneur, baptise-moi du Saint-Esprit ! ». Si Dieu ne le fait pas, c’est parce que votre abandon n’est pas complet. Il y a quelque chose que vous ne voulez pas faire. Quel est votre véritable but ? Dieu regarde toujours en avant. Il ne se préoccupe pas de votre bonheur présent.

Son but dernier, le voici : « Qu’ils soient un, comme nous sommes un. »


mercredi 22 avril 2026

Christ au milieu de nous.

 



Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe (Jean 4 :9).

Que de fois le Seigneur doit être stupéfait de voir combien nous avons l’esprit compliqué…

Ce sont nos préjugés qui nous rendent stupides. Quand nous restons dans la simplicité, nous y voyons clair. Philippe s’imaginait qu’il allait assister à quelque manifestation prodigieuse, mais quant à Jésus, ce n’était que son Maître, il le connaissait trop bien. Nous cherchons Dieu dans quelque bouleversement catastrophique qui, pensons-nous, va venir, et en réalité Il est là, présent devant nous.

Nous sommes prêts sans doute à obéir à Jésus, mais nous le blessons par nos questions inintelligentes : « Seigneur, montre-nous le Père ! ». Il nous répond du tac au tac : « Il est là, devant vous, ou bien nulle part. » Nous voulons que Dieu se manifeste à ses enfants. Mais Dieu ne se manifeste que dans ses enfants. Les gens du dehors s’en rendent compte, mais l’enfant de Dieu ne s’en aperçoit pas. Nous voudrions saisir Dieu dans notre intelligence. Mais nous ne pouvons pas plus Le saisir que nous ne pouvons saisir notre propre pensée. En exigeant de Dieu des manifestations extraordinaires, nous blessons le Seigneur. Nos questions n’ont rien de la simplicité de l’enfant.

Car, où est donc notre foi ?

« Que votre cœur ne se trouble point ! ». Si mon cœur se trouble, je blesse mon Sauveur. Si j’ai confiance en Jésus, ma vie est-elle conforme à celle confiance ? Est-ce que je me laisse aller à de tristes inquiétudes ?

Il faut que je m’habitue à prendre tout comme venant de Dieu. Dieu ne viendra pas tout à l’heure, Dieu est là maintenant. Quand vous le sentirez, vous serez affranchis de toute inquiétude.



mercredi 15 avril 2026

Se décharger de son fardeau.

 


Décharge-toi de ton fardeau sur l’Éternel, et Il te soutiendra. (Psaume 55 :23).

Il y a des fardeaux que nous devons accepter, et d’autres que nous devons rejeter. Nous n’avons le droit de garder ni le fardeau du doute ni celui du péché, mais il y a des fardeaux dont Dieu lui-même nous a chargés et qu’Il veut que nous gardions, mais qu’Il nous aidera Lui-même à porter: « Décharge-toi de ton fardeau sur l’Éternel, et Il te soutiendra. »

Si nous entreprenons de travailler pour Dieu, mais sans nous appuyer sur lui, nous serons écrasés par le sentiment de notre responsabilité. Mais, si nous nous déchargeons sur Lui du souci de ce fardeau qu’Il nous a donné à porter, il nous délivre du poids de toute responsabilité et nous donne à la place le sentiment de Sa présence.

Que de chrétiens ont entrepris une œuvre, pleins de courage et de beaux sentiments, mais sans posséder la communion intime avec Jésus-Christ. Ils aboutissent très vite à l’écrasement. Leur fardeau les fatigue et leur devient insupportable. On dit tout autour d’eux : « Quel beau commencement, et quelle faillite…. ».

«Décharge-toi de ton fardeau sur l’Éternel.» 

Au lieu de vouloir le porter tout seul, pose-le par un bout sur l’épaule de Dieu. N’est-il pas écrit : « L’empire sera posé sur son épaule. » Ne rejette pas ton fardeau, mais porte-le allégrement, soutenu par l’Éternel. Avec un tel soutien, il deviendra léger.



mercredi 8 avril 2026

Jésus dans nos vies.

 


Il leur intima l’ordre de ne raconter à personne ce dont ils venaient d’être témoins, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité des morts. (Marc 9:9).

Ne dites rien tant que le Fils de l’homme n’est pas ressuscité en vous, tant que Sa vie ne vous a pas pénétré pour vous faire comprendre ce que Jésus enseignait durant qu’il était sur la terre. Quand notre vie intérieure est devenue ce qu’elle doit être, vous êtes tout surpris de voir combien chaque parole de Jésus est devenue claire pour vous. C’est que vous n’étiez pas capable ou prêt, jusque-là, de la saisir.

On ne peut pas dire que notre Seigneur veuille nous rien cacher : c’est nous qui ne pouvons pas encore saisir ce qu’il voudrait nous dire. Que d’enseignements Il aurait encore à vous faire entendre, mais nous ne sommes pas encore de force à les supporter.

Pour comprendre certaines choses, il nous faut la communion intime avec le Christ ressuscité. Cette communion, la possédons-nous ? Le signe qu’elle existe en nous, c’est que les paroles de Jésus nous sont devenues claires. Dieu ne peut rien nous révéler si Son Esprit n’est pas en nous. Quand nous sommes trop sûrs que telle chose doit arriver, nous barrons la route à l’Esprit de Dieu. Il en est de même quand nous nous attachons à telle ou telle doctrine. Pour sortir de l’obscurité, il faut livrer notre esprit à Jésus ressuscité, pour que Sa vie pénètre en nous.

« … de ne raconter à personne… ».

Combien veulent tout de suite raconter ce qu’ils ont vu sur la montagne de la transfiguration ? Leur vie malheureusement ne corrobore pas leur témoignage, car le Fils de l’homme n’est pas encore ressuscité en eux. L’est-il en vous ? L’est-il en moi ?



samedi 4 avril 2026

Pâques : Il est ressuscité !

 


Essayons de recevoir ce récit avec l’innocence d’une première écoute... L’évangéliste précise le cadre temporaire : « le premier jour de la semaine ». Il ne s’agit pas d’une semaine parmi les autres, faisant simplement suite à la précédente, mais de « la » semaine. De quelle semaine unique pourrait-il bien s’agir ? Si nous nous souvenons que Saint Jean commence son Prologue comme une nouvelle Genèse, nous pressentons qu’il s’agit du premier jour de la nouvelle création.
Ce jour s’est déjà levé lorsque Marie-Madeleine se rend au tombeau « de grand matin », sans doute pour s’y recueillir et laisser libre court à son chagrin. Mais même si le soleil a commencé sa course, il n’a pas encore chassé l’obscurité de la nuit ; l’évangéliste précise en effet qu’« il fait encore sombre ». Marie-Madeleine n’est toujours pas sortie de l’ancien monde ; elle n’a pas encore pris conscience de la nouveauté advenue, pas plus que nous d’ailleurs : le chapitre 19 se termine en effet sur le récit très sobre de l’ensevelissement de Jésus dans un tombeau neuf ; puis chacun se retire, à cause de la « Préparation », sous-entendu de la fête pascale ; à moins qu’il ne s’agisse des préparatifs d’un tout autre événement que nous avons à découvrir ?
Dans la pénombre de l’aurore, Marie-Madeleine ne voit rien, si ce n’est que « la pierre a été enlevée du tombeau ». On peut supposer qu’elle s’est risquée à jeter un coup d’œil à l’intérieur puisqu’elle annonce la disparition du corps, qu’elle attribue à l’action d’un sujet inconnu, anonyme : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis ». A y regarder de plus près, ce verset nous réserve deux surprises : nous nous attendions à ce que Marie-Madeleine exprime son angoisse devant la disparition du « corps » de son Maître défunt, c’est-à-dire de son cadavre ; or elle parle de l’enlèvement « du Seigneur » comme s’il s’agissait du rapt d’un vivant. Signe d’un deuil qui n’est pas encore accompli ? Ou pressentiment que l’amour ne peut pas mourir ?
Deuxième surprise : le pluriel de l’aveu d’ignorance : « nous ne savons pas où on l’a mis ». Il est peu probable que Marie-Madeleine utilise un pluriel majestatif. Etait-elle accompagnée d’autres femmes dont l’évangéliste n’a pas jugé nécessaire de faire explicitement mention ? Peut-être. Mais accueillant le récit tel qu’il nous est livré, il nous semble plutôt entendre, à travers la voix de Marie-Madeleine, l’écho de l’aveu d’ignorance qui résonne tout au long du quatrième Evangile : « nous ne savons pas » qui est cet homme, d’où il vient, par quelle autorité il enseigne, chasse les démons et accomplit les signes et miracles qu’on lui attribue. Marie-Madeleine semble jouer ici le rôle du chœur dans les tragédies grecques, qui prononce à haute voix l’avis du grand nombre. La mention de l’incise « nous ne savons pas » est un indice important dans notre récit, car il suggère que le lieu mystérieux où se trouve le Seigneur n’est pas accessible par des moyens d’investigation simplement humains : il ne se dévoilera qu’aux yeux de la foi. Pour combler le manque au niveau du « savoir », il faut accepter de croire, c’est-à-dire de s’ouvrir à une autre perception des événements, que Saint Jean désigne par le terme « voir ».
Marie-Madeleine n’en reste cependant pas à un simple constat : bouleversée par la disparition de son Seigneur, elle court vers ceux qui sont supposés savoir : Simon-Pierre et l’autre disciple, qui est qualifié d’une façon toute particulière : « celui que Jésus aimait ». Il est évident que le Seigneur aimait tous ses disciples ; cette précision suggère plutôt que celui-ci avait répondu d’une façon toute particulière à l’amour du Maître, si bien qu’il lui était uni plus étroitement.
Nos deux apôtres se mettent eux aussi en mouvement, parcourant le trajet inverse de Marie Madeleine, dont le récit ne nous dit pas qu’elle les accompagne : nous la retrouverons plus tard près du tombeau ; pour le moment elle disparaît de la scène, comme si son rôle n’avait consisté qu’à informer les disciples de la disparition du Seigneur de ce monde ancien, disparition qu’elle interprète comme un « enlèvement ».
Pierre et l’autre disciple se hâtent donc sur les lieux pour constater les faits. Ce verset aussi nous surprend : « Ils couraient tous les deux ensembles », c’est-à-dire côte à côte ; « mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau ». Cette apparente contradiction veut nous rendre attentif au fait que le récit se propose de répondre à deux exigences : la vérification de l’information rapportée par Marie-Madeleine ; et son interprétation. Si les deux compagnons sont côte à côte pour ce qui est du constat de l’absence du corps, dans la recherche du sens de l’événement, « l’autre disciple » précède Pierre, comme la suite du récit le confirme. Sobrement, l’évangéliste suggère, à partir de la différence du comportement extérieur, la différence d’attitude intérieure des deux personnages.
Pierre, sans hésiter, entre dans le tombeau et fait un constat rigoureux de la disposition du « linge qui couvrait la tête et du linceul ». Il se meut toujours dans l’ancien monde, celui où « il fait encore sombre », et où il ne peut que prendre acte de l’absence troublante du corps du Seigneur.
L’autre disciple, celui qui était « arrivé le premier au tombeau », n’entre pas tout de suite ; il « se penche », geste qui ressemble à une prosternation, et « contemple le linceul resté là ». Son regard illuminé par l’amour, scrute l’invisible et « voit » ; il pressent la présence cachée au creux de l’absence. Ce n’est qu’alors qu’il entre lui aussi, mais il ne pénètre pas dans le même lieu que Pierre. Celui-ci était descendu dans un tombeau vide, symbole du monde ancien marqué par la mort et dont Dieu s’est retiré. Le disciple que Jésus aimait, lui, est entré dans le monde nouveau et dans les temps nouveaux.
Pour Simon-Pierre, « la pierre a été enlevée du tombeau » pour en faire sortir un cadavre. Pour l’autre disciple, elle est roulée afin de permettre aux croyants d’entrer en présence du Seigneur, dans ce lieu qui n’est plus la sépulture d’un défunt, mais le Temple du Dieu vivant.
Ne sommes-nous pas tous confrontés à cette double approche ? Comme Simon-Pierre qui pénètre en premier dans le tombeau, notre raison se saisit d’amblée de l’événement ; mais son analyse n’atteint que le phénomène, c’est-à-dire ce qui apparaît aux yeux de chair ; l’essentiel lui demeure invisible. Seul l’esprit illuminé par la foi, l’espérance et l’amour peut discerner, au cœur d’une contemplation adorante, le mystère du Jour nouveau et du Monde nouveau, le mystère de la nouvelle création qui s’annonce, le mystère de la présence du Vivant qui vient combler notre attente.
Nous qui sommes « ressuscités avec le Christ » par la foi et le baptême, « recherchons les choses d’en-haut : c’est là qu’est le Christ » ; tendons vers lui, non pas en fuyant ce monde, mais en convertissant notre regard, de manière à discerner sa présence à nos côtés. Alors nous ne désirerons plus les choses de la terre, mais les réalités d’en haut ; et « lorsque paraîtra le Christ notre vie, nous aussi nous paraîtrons avec lui en pleine gloire ».

« Aujourd’hui, Dieu notre Père, tu nous ouvres la vie éternelle par la victoire de ton Fils sur la mort, et nous fêtons sa résurrection. Que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie »



jeudi 2 avril 2026

Semaine Sainte : le Vendredi Saint.

 


Le Vendredi Saint


Aujourd’hui, nous n’allons entendre que des cris, des déchirements, des pleurs, des coups sourds de masse qui s’écrasent sur la chair, des insultes, voire des maltraitances, et surtout ce grand silence, car le Verbe de Dieu, ne parle pas. Celui par qui tout a été fait se tait.

Devant ses agresseurs, ceux qui revendiquent, qui crient, ceux qui rient, qui pétitionnent pour un brigand, Barrabas, Il n’ouvre pas la bouche, insulté, il ne rend pas l’insulte, maltraité, il ne fait pas de menace. Le Verbe de Dieu ne commerce pas avec le mal. Lui qui est au-dessus de tout, qui vient de Dieu et retourne à Dieu, Lui qui a tout fait, ne peut entrer en relation avec ce qu’il ne connaît pas : le péché. Avec le mal, il ne discute pas, mais Il le porte sur ses épaules. Il ne le regarde pas mais le traîne, le maîtrise et le détruit. Il n’aime pas le péché, et ce qu’il n’aime pas, il ne le regarde pas. Il ne regarde que ceux qu’il aime, les pécheurs.

Il aime Pilate, il essaie de faire germer en lui, ce qu’il peut y avoir de bon, mais le désir de pouvoir, la pression de la foule, rend aveugle le gouverneur qui ne peut reconnaître que la Vérité est en face de lui. «Qu’est ce que la Vérité ?» s’exclamera-t-il.

Jésus va mourir certes, Il le sait. En se taisant, il est exemplaire : Il meurt dignement, ses dispositions intérieures rendent sa mort éclatante aux yeux du monde. Il nous montre quel chemin suivre pour mourir, une acceptation, non pas un résignation. Dans sa Passion, le Verbe de Dieu nous apprend à mourir en silence.

Silence seulement… donc ? Non, car le Seigneur nous aime et veut nous aimer jusqu’à la fin… c’est sa façon à lui de nous aimer : Il parle et cela est. Ainsi, le Verbe de Dieu sur la Croix va se remettre à parler. Du haut de la chaire de la Croix, Le Verbe de Dieu prêche, il crée et par lui tout est encore fait : Il attendit d’être sur Chaire de la Croix pour nous livrer son dernier testament. Hier, il nous laissait, le mémorial de la Charité, aujourd’hui, il nous donne les moyens de la vivre.

Dans l’Évangile de saint Jean, quatre paroles du Christ vont nous être livrées: «Voici ta Mère, voici ton Fils, J’ai soif, Tout est accompli»

 «Voici ta Mère».

Elle est debout près de la croix… Par son obéissance filiale, la Vierge Marie réalise le parcours de ceux qui veulent suivre le Christ, elle est un modèle. Par le don qu’elle fait au Père de son Fils, elle accomplit sa vie Fille de Dieu. C’était sa mission particulière, à elle. En devenant Mère du Fils, elle devenait fille de Dieu par même Fils. Aujourd’hui debout, Marie offre son Fils au Père, dans cette même offrande que le Fils fait de lui-même. Tout converge vers la Croix et s’oriente vers le Père. Ainsi, pour la Vierge des Douleurs, sa vie filiale s’accomplit aujourd’hui au pied de la Croix… Sa maternité maintenant est autre, elle devient la mère de ceux qui suivent Jésus jusqu’au Golgotha au pied de la Croix : «Voici ton Fils».

Privilège du disciple Bien-Aimé, non ! Mais chemin de ceux qui portent leur Croix et veulent la configurer à celle de Jésus Christ. Il appartient maintenant à la Mère, à l’Église d’éduquer ses enfants, de les ouvrir à la vie par les sacrements qui jaillissent de son cœur, de son Fils, et de tout mettre en œuvre pour en refaire des Fils de Dieu. Et Fils de Dieu nous le sommes, aujourd’hui par la Croix. Tout est accompli.

Le Fils nous donne aussi sa soif pour le salut du monde.

«J’ai soif».

Car oui, frères et sœurs, cette soif du Christ est toujours actuelle, elle est même nôtre. Tout est accompli, tout est en place pour que nous puissions devenir des enfants de Dieu, par celui par qui tout a été fait. Jésus nous demande de poser un acte de foi, Jésus à soif du salut du monde, mais il ne peut pas avoir soif à ma place, ici dans les ténèbres de nos vies, dans toutes ces croix que nous avons à porter, aujourd’hui, nous pouvons offrir au Seigneur, qui veut nous en décharger et il ouvre ses bras pour toutes les embrasser. Curieuse soif ? Les croix ont un souvent goût de fiel, car elles sont le fruit de mon péché et du mal qui se déploie sur la terre et dont je ne suis pas toujours responsable. Mais il veut les porter gratuitement, afin que nous goûtions au lait et au miel. Puissent nos Croix se configurer à celle de Jésus. Avons-nous soif de cela ?

Jésus est bien mort. Il meurt en ouvrant sa bouche créatrice, il meurt en ouvrant ses bras, il meurt en ouvrant son cœur. Il meurt car il veut nous redonner goût à la vie.
Alors âmes blessées, pleurons, oui, sur nos péchés, disons notre douleur, mais courons, sortons de notre martyre, hâtons-nous ? Où ça, me direz-vous ? au Golgotha, prenons les ailes de la foi fuyons ! Où donc me direz-vous ? À la colline de la croix. Là est notre salut.





dimanche 29 mars 2026

Semaine Sainte : Le Mardi Saint.

 



Le Mardi Saint


« Après avoir ainsi parlé, Jésus fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »

Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » 

Les disciples de Jésus sont troublés quand Jésus leur dit qu’il va être livré, qu’il va être trahi. Jésus en est lui-même bouleversé, mais il ne se replie pas sur lui-même, il en parle à ses apôtres. A vue humaine, son œuvre d’Amour et d’unité semble ruinée. La trahison, le reniement, la fuite sont les signes d’un lourd échec de son action ! Tout ce qu’il a fait abouti en inquiétudes, en suspicions, en désunions. Déjà le drame qui débouchera sur la croix du vendredi saint se prépare. Cependant Jésus accepte la situation, il trempe la bouchée, et il la donne à Judas. Jésus fait confiance en Celui qui l’a envoyé, il lui donne toute son action, tout ce qu’il a entrepris, tout ce qu’il a espéré. Il continue à bénir, à vouloir au-delà de sa réalisation l’union du ciel et de la terre, du Père et de ses frères.

« Les disciples se regardaient les uns les autres et se demandaient de qui il parlait. Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. »

Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller,” je vous le dis maintenant à vous aussi. Jésus est bouleversé par le comportement de Judas. Il était l’un des douze qui était toujours avec lui, qui jouissaient de toute son intimité. Jésus a pour Judas une parole d’amitié : « Fais vite ce que tu fais ! » La réponse de Judas sera : « Celui que j’embrasserai, c’est lui ! » C’est par un baiser qu’il met fin à l’Amour dans son cœur ! Mais le péché n’aura pas le dernier mot. Jésus a pris notre humanité qui, en lui, renonce à elle-même. A l’heure de l’épreuve, de la désolation, du risque de la désespérance, Jésus nous précède. Il nous offre un chemin nouveau qui devient un chemin de vie. Nous pouvons mettre nos pas dans ses pas, être porté par lui dans toute détresse. Nous nous laissons imprégner par ce mouvement d’humanité qu’il nous donne. La vie divine peut passer par la nature humaine qui manifeste la gloire du Fils et la gloire du Père dans l’Esprit Saint. La vie en plénitude relie l’humanité au mystère de Dieu. La Vie de Dieu va pouvoir se répandre chez tous désormais.

"Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois."

Jésus est en danger, son amour est bafoué. Marie qui l’a reçu a été fidèle, elle demeure touchée par Lui, elle va être entraînée à sa suite, dans son mystère d’amour. Jésus qui demeure dans le sein du Père nous entraîne dans ce mystère d’amour. A Simon-Pierre, Jésus plein d’une tendresse douloureuse répond que pardonné, il pourra le suivre dans l’amour. La bonté de Jésus ne force pas la liberté de l’homme. Jésus s’est livré entre nos mains, il est venu pour nous sauver. Le Verbe de Dieu est descendu pour se faire petit enfant dans le cœur de Marie. Il a grandi, il a dit l’Amour incroyable du Père, mais il n’est pas reçu. Déjà, nous sommes entraînés, dans la résurrection de Jésus. L’humanité entre ainsi dans le mystère de Dieu.



Semaine Sainte : Le Lundi Saint.

 


Le Lundi Saint


« Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. »

On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Marie brise le vase de parfum « de grande foi. » La qualité de ce parfum de grande confiance va se vérifier non pas quand on l’achète, mais lorsqu’on aura brisé le vase ! Cette signification mystérieuse du parfum de grande foi est la porte d’entrée de la grande semaine sainte. En ce lundi saint, l’Eglise médite le récit du geste de Marie de Béthanie qui apporte un vase de parfum précieux, signe de son amour pour Jésus. Ainsi, c’est avec grande Foi que nous entrons dans la Semaine Sainte, pour fêter bientôt le mystère pascal. Ce parfum qui embaume le corps du Bien Aimé en est le signe. L’onction de Marie manifeste l’entrée de Jésus dans sa Passion. Son geste est prophétique, c’est le geste de l’Amour qu’elle accomplit et qui révèle déjà le drame qui va bientôt arriver. Jésus sera crucifié et mis au tombeau. A l’avance, elle embaume le corps de son Bien Aimé. L’Époux va « entrer dans sa gloire. » Il ne s’y avance pas sans son Épouse à ses côtés. Marie, la mère de Jésus, s’efface devant Marie de Magdala qui reviendra au matin de Pâques.

"Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » .

Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Judas l’Iscariote dénonce durement le geste de Marie, sans même faire mention d’elle. Ses propos illustrent une accusation inacceptable. Il cache une grande jalousie derrière des motifs « religieux et humanitaires ! » En ce début de semaine sainte, un homme et une femme manifestent comment l’humanité traverse l’accusation et la férocité du monde pour rejoindre l’éternelle beauté de l’humanité donnée en Jésus. La foi chrétienne est une connaissance amoureuse du Christ Jésus, qui dans sa mort, nous révèle l’amour du Père pour toute l’humanité. Jésus, le jeudi saint, lavera les pieds de ses disciples. Celui qui se laisse saisir par l’amour du Christ et lui donne tout son amour, lave les pieds de ses frères. C’est ce refus qu’exprime Judas qui, après sa trahison, ira se pendre. Il refuse de s’ouvrir à l’Amour de Jésus. Nourris de la Parole de Dieu, nous entrons avec une foi nouvelle, d’un grand prix, qu’on ne peut pas trafiquer, à la suite de Jésus.

"Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »" 

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus. Nous sommes devant le désir de Marie et de Marthe d’aller à la suite de Jésus qui nous sauve. Ce désir correspond au désir de l’humanité pour son Dieu, elle le suit avec tout l’amour qui est contenu dans ce désir. Toute femme est appelée à rejoindre l’Époux qui vient, à témoigner de son amour pour lui en venant en aide aux pauvres ! Marie de Béthanie oriente notre attention sur la personne humaine, corps et âme. Elle est évoquée par des gestes forts, l’onction du corps de Jésus au moyen de l’huile parfumée. Elle baigne de parfum les pieds de Jésus pour magnifier son corps de Fils, d’Époux et de Christ. Jésus lavera les pieds des siens afin qu’ils « aient part » à la joie du matin de Pâque. S’il y tant de souffrances dans le monde, tant de guerres, c’est parce que l’humanité a perdu la joie de sa tendresse, la joie d’aimer Dieu. La tendresse de l’amour de Dieu pour nous est vraiment extraordinaire. Elle nous aide à garder nos cœurs purs et à demeurer dans l’amour des autres. Quand nous regardons le tabernacle dans lequel Jésus rayonne, nous comprenons combien il nous aime. Il accomplit le Salut en nous sauvant sur sa Croix. Il sera élevé dans la gloire du Père. Marie, la Mère de Jésus, porte tout cela dans le silence de son cœur.

Nous demandons la grâce d’entrer dans le désir de Jésus et de le suivre comme Marie avec un amour tout renouvelé.



vendredi 27 mars 2026

Être charnel.

 


Quand il y a entre vous de la jalousie et des querelles, n’est-ce pas la preuve que vous êtes toujours charnels et que vous agissez dans des vues purement humaines ? (I Corinthiens 3:3).

L’homme naturel ne sait pas ce que c’est que d’être charnel. C’est quand la régénération s’est faite, et qu’il y a dans l’homme opposition tranchée entre les désirs de l’Esprit et les désirs de la chair, que l’homme sait qu’il est charnel. « Marchez, dit Paul, selon l’Esprit et résistez ainsi aux passions de la chair. » Alors vous ne serez plus charnels.

Êtes-vous disposé à l’irritation, vous laissez-vous troubler par de petites choses ?

Oh, mais un chrétien n’est jamais comme ça ! Ce n’est pas l’avis de Paul. Y a-t-il dans la Bible une vérité contre laquelle vous regimbez immédiatement ? C’est mauvais signe. Vous avez encore l’esprit charnel et votre sanctification ne sera complète que lorsque vous en serez entièrement débarrassé.

Si l’Esprit de Dieu découvre en vous quelque chose qui ne va pas, Il ne vous demande pas de le corriger vous-même, mais seulement de voir ce qu’Il vous fait voir, et Lui le corrigera. L’enfant de lumière est ouvert devant Dieu et le fils des ténèbres trouve une excuse. Soyez enfant de lumière et Dieu vous purifiera.

A quel signe reconnaît-on que l’on n’est plus charnel ? Vous n’avez pas à vous faire illusion. Si la délivrance est réelle, sa réalité vous sautera aux yeux. Dieu vous fournira mille occasions de saisir le miracle accompli en vous par sa grâce. Vous le saisirez sur le fait : « Auparavant, direz-vous, comme j’aurais été en colère !”

Vous serez sans cesse le premier étonné de la transformation que Dieu aura faite en vous.



mercredi 18 mars 2026

Un effort pour Dieu

 


En possession de telles promesses, mes bien-aimés, purifions-nous de toute souillure du corps et de l’âme, achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. (II Corinthiens 7:1).

Je compte sur l’accomplissement des promesses de Dieu et j’en ai le droit. Mais, c’est là le point de vue proprement humain.

Le point de vue divin, c’est qu’à travers ces promesses, je sens que Dieu compte sur moi. Est-ce que j’ai compris que mon corps est le temple du Saint-Esprit et que telle de mes habitudes est indigne de Dieu ? La sanctification doit me transformer entièrement à l’image du Christ. Dieu fait notre éducation jusque dans le plus petit détail. Dès qu’il vous arrête sur un point, purifiez-vous et achevez votre sanctification.

Mon esprit, lui aussi, doit être pur. Ma pensée est-elle en parfaite harmonie avec la présence en moi du Fils de Dieu ou bien mon intelligence est-elle indisciplinée et rebelle ? Le Christ s’appliquait sans cesse à ne jamais parler de son propre mouvement, mais se surveillait constamment pour soumettre en toutes choses sa pensée à Dieu. J’ai le devoir très net de garder mon esprit en harmonie avec l’Esprit du Christ, et peu à peu, Jésus m’élève à cette parfaite consécration qui fut la sienne où rien d’autre ne comptera pour moi que la volonté du Père céleste. Suis-je en train d’achever ma sanctification dans la crainte de Dieu ? Dieu peut-il me conduire à sa guise ? Les autres autour de moi commencent-ils à discerner la présence de Dieu dans ma vie ?

Soyez absolument fidèle à Dieu et ne vous inquiétez plus de tout le reste. Mettez Dieu en première ligne sans aucune réserve.



samedi 14 mars 2026

Semaine de Prières pour la démence, la Maladie d'Alzheimer.

 Cette semaine, ayons une pensée pour les personnes atteintes de démence et ceux qui les aident.

Semaine de prière pour la démence

Du 12 au 19 mars 


À l'occasion de la Semaine de prière pour la démence, nous nous unissons dans la prière pour toutes les personnes atteintes de démence, ainsi que pour leurs familles, leurs amis et leurs aidants.

Nous confions à Dieu ceux dont le souvenir s'estompe peut-être, mais qui ne sont jamais oubliés, priant pour la paix, la dignité et le réconfort. Nous rendons également grâce pour les soignants et les professionnels de la santé dont la compassion témoigne de l'amour fidèle de Dieu.

Que nos prières communes soient un signe d'espoir et de solidarité tout au long de cette semaine.

Prions

Dieu de compassion et d'amour fidèle,
nous te confions tous ceux qui vivent avec la démence,
ceux dont la mémoire s'estompe,
dont les mots tardent à venir,
dont le sentiment d'identité est fragile ou perdu.

Seigneur, sois proche d'eux dans les moments de confusion et de peur ;
entoure-les de ta paix quand le monde leur paraît étranger.
Rappelle-leur, même quand ils ne s'en souviennent plus,
qu'ils sont connus, chéris et qu'ils demeurent dans ton cœur.

Nous prions pour les familles, les amis et les soignants qui empruntent ce chemin exigeant jour après jour.
Donne-leur de la patience quand leurs forces les abandonnent, de la tendresse quand la fatigue les gagne, et de l'espoir quand le parcours leur paraît insurmontable.
Qu'ils ressentent ta présence dans les petits gestes et les instants de douceur et d'amour.

Bénis tous ceux qui travaillent dans les maisons de retraite, les hôpitaux et les communautés.
Que leurs mains apportent du réconfort, leurs paroles rassurantes et leur service reflète ta dignité et ta miséricorde.

Dieu de la vie, tu te souviens toujours de nous,
même quand la mémoire nous fait défaut.
Garde-nous tous dans ton amour éternel, aujourd'hui et à jamais.

Amen.

 


jeudi 12 mars 2026

Quitter Jésus.

 


Et vous, voulez-vous aussi me quitter ? (Jean 6 :67).

C’est une question qui pénètre jusqu’aux moelles des os.

Plus les paroles de Jésus sont simples et familières, plus elles sont pénétrantes.

Nous croyons le connaître, et pourtant il nous demande : « Et vous, voulez-vous aussi me quitter ? »

Si nous voulons le suivre, il faut que sans faiblir nous en acceptions les risques. « Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et cessèrent de le suivre. » Il n’est pas dit qu’ils retournèrent à leur péché, mais qu’ils cessèrent de suivre Jésus.

Il y a aujourd’hui beaucoup de chrétiens qui se dépensent au service de Jésus-Christ, mais qui en réalité ne le suivent pas. Le but unique que Dieu nous propose, c’est d’arriver à nous unir à Jésus-Christ. Quand nous avons reçu la sanctification, c’est à cette union que nous devons tendre. Si Dieu vous fait la grâce de vous indiquer clairement ce qu’il attend de vous, ne cherchez pas à parvenir à ce but par un procédé quelconque. Contentez-vous de vivre, simplement et normalement, dans la dépendance absolue à l’égard de Jésus-Christ.

N’essayez jamais de substituer une méthode à vous à la méthode divine, qui n’est autre que la consécration absolue à Dieu. Ma seule certitude, c’est que je sais que par moi-même je ne sais rien. C’est le secret pour suivre Jésus.
Pierre ne voyait en Jésus que celui qui venait le sauver, lui, et en même temps sauver le monde. Notre Seigneur nous demande de porter son joug, et de nous associer à sa tâche. Nous ne pouvons pas répondre pour les autres.



Reconstruction du blog.

 




C o m m u n i q u é

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Chers Frères et Soeurs, Chers Amis, 


Il semble que notre communauté et notre église dérangent.

En effet, les blogs de la Mission Saint Hilaire d'Arles et du Chapitre de France de The Society of Traditional Old Catholics ont été victimes de "hackers". 

Le travail de plusieurs années a ainsi été effacé et nous ne pouvons que le déplorer.

Nous allons reconstruire le blog de notre petite Mission Saint Hilaire d'Arles dans un premier temps.

Voici sa nouvelle adresse : https://mission-st-hilaire.blogspot.com

Puisse le Seigneur vous bénir.

Le Recteur.





La patience.

  Si la vision tarde à s’accomplir, attends-la fermement. (Habacuc 2:3). La vraie patience est le contraire de l’indifférence. C’est un...