mercredi 9 septembre 2026

Quoi démolir dans notre vie ?!


Les armes dont je me sers ne sont point charnelles, mais leur divine puissance renverse les forteresses. Par elles, je démolis les raisonnements hardis qui s’élèvent comme des remparts contre la connaissance de Dieu. (2 Corinthiens 10 :4-5).

Être délivré du péché, ce n’est pas être délivré de la nature humaine.

II y a en nous certains préjugés, que nous devons laisser tomber, en les écartant de notre pensée. Il y a des inclinations que nous devons détruire par la violence, celle du Saint-Esprit. Il y a certains penchants que nous n’avons pas à combattre, mais à laisser dormir, en comptant que Dieu nous en délivrera. Mais toute théorie, toute conception qui se dresse comme un rempart contre la connaissance de Dieu, nous devons la démolir, par la puissance divine et non pas par des compromis ou des moyens charnels.

La lutte ne commence que lorsque Dieu nous a changés, et qu’il a commencé de nous sanctifier. Le combat que nous avons à livrer n’est pas un combat contre le péché. Celui-là, c’est Jésus-Christ notre Rédempteur qui s’en charge. La lutte dans laquelle nous avons à nous engager a pour but de nous faire passer de la vie naturelle à la vie de l’Esprit. Cette lutte n’est pas facile et Dieu ne veut pas qu’elle le soit. Nous avons à choisir sans cesse entre deux directions opposées.

Car Dieu, en nous purifiant du péché, nous donne seulement l’innocence, c’est-à-dire la possibilité du bien. Nous avons à réaliser ce bien, en forgeant nous-mêmes notre caractère. Dans cette lutte, nous trouvons devant nous les remparts de nos préjugés humains et de nos convictions humaines, que nous devons démolir les uns après les autres. C’est ainsi seulement que nous pouvons entrer dans le royaume de Dieu.


jeudi 3 septembre 2026

La joie de Dieu... et la nôtre.

 


…pour que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit parfaite. (Jean 15 :11).

En quoi consistait donc la joie de notre Seigneur ?

Aucun bonheur humain n’en peut approcher. La joie de Jésus consistait dans l’abandon total, dans l’entier sacrifice de lui-même à son Père. C’était la joie de faire ce que le Père lui avait ordonné. « Faire ta volonté est tout mon plaisir. » Jésus demande à Dieu que notre joie puisse devenir parfaite, c’est-à-dire pareille à la sienne. Est-ce que je laisse Jésus-Christ répandre en moi sa joie ?

L’essentiel dans ma vie, ce n’est pas ma santé, ce ne sont pas les circonstances extérieures, c’est la connaissance de Dieu, et la parfaite communion avec Lui, pareille à celle que possédait Jésus. Le plus grand obstacle à cette communion, c’est le souci constant et fallacieux de scruter attentivement tous les événements de notre vie. Les soucis de ce monde, comme dit Jésus, étouffent en nous la Parole de Dieu. Avant même que nous ayons pu nous reconnaître, nous sommes entraînés dans le tourbillon des vaines apparences. L’œuvre que Dieu a entreprise pour nous ne peut être vraiment réalisée que lorsque nous sommes devenus Ses témoins, capables de dire aux hommes qui est Jésus.

Soyez en communion avec Dieu, trouvez dans cette communion votre joie, et il coulera de vous des fleuves d’eau vive. Ne pensez plus à vous-même, et soyez l’instrument docile dont Jésus pourra se servir. Quittez tout orgueil, vivez de la vie cachée avec le Christ en Dieu. La vie normale du chrétien est aussi naturelle que la respiration du jeune enfant. Ceux dont l’influence est la plus bienfaisante sont ceux qui ne le savent pas.



jeudi 27 août 2026

La réponse à la prière.

 


Voyons, lequel d’entre vous, si son fils venait à lui demander du pain, songerait à lui donner une pierre ? (Matthieu 7:9).

Notre Seigneur compare ici l’homme qui prie à un enfant normal qui fait une demande normale. L’enfant de Dieu n’est-il pas assuré d’avoir l’oreille de son Père ? Si Dieu ne vous exauce pas tout de suite, ne croyez pas qu’il ne veut pas le faire, ne vous laissez pas aller au découragement, mais consultez votre boussole.

Êtes-vous en un rapport normal avec votre mari, avec votre femme, avec vos parents, avec `vos enfants, avec vos camarades ? « Oh! Seigneur, dites-vous, je me suis laissé aller à la mauvaise humeur, mais j’ai tant besoin de réconfort spirituel ! » Vous ne l’obtiendrez pas tant que vous n’aurez pas rétabli en vous l’état normal.

Nous mêlons quelque révolte à notre adoration. Nous discutons, nous avons l’audace de discuter avec Dieu les conditions de notre abandon. Nous ne voulons pas regarder notre boussole. M’est-il arrivé de demander à Dieu de m’envoyer de l’argent pour acheter quelque chose dont j’ai envie, alors qu’il y a une dette que je n’ai pas payée ? Ai-je demandé à Dieu de m’accorder plus de liberté, alors que je prive de sa liberté quelqu’un de ma famille ? Je n’ai pas pardonné à telle personne. J’ai oublié le commandement de Jésus : « Tout ce que vous désirez que les autres fassent à votre égard, faites-le pareillement pour eux. »

Je ne suis enfant de Dieu que grâce à la nouvelle naissance. Je ne suis enfant de Dieu que tant que je marche dans la lumière. La prière chez la plupart d’entre nous devient du patois de Canaan, une sorte de vague excitation mystique. Notre vie spirituelle est une fabrique de brouillards. Si nous regardons la boussole, nous verrons ce qui n’est pas en règle : telle dette, telle amitié ou telle inclination. La prière ne sert à rien, si nous ne vivons pas en enfants de Dieu.



mercredi 19 août 2026

Venez à moi.....

 


Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes charges, et moi, je vous donnerai du repos (Mathieu 11:28).

Venez à moi !

Dieu veut que notre vie ait pour centre Jésus-Christ, mais nous subissons, par moments, des pressions extérieures et nous retombons alors dans l’introspection dont nous pensions être délivrés.

Cette préoccupation de nous-mêmes est la première chose qui vient troubler la plénitude de notre vie en Dieu et elle provoque une lutte continuelle.

La préoccupation de nous-mêmes n’est pas un péché. Elle peut résulter d’un tempérament nerveux ou du choc inopiné de circonstances nouvelles.

La volonté de Dieu, c’est que nous soyons parfaits en lui. Tout ce qui trouble notre sérénité doit être corrigé et le remède n’est pas d’ignorer le mal, mais d’aller à Jésus. Si nous allons à lui, et que nous lui demandons de remplacer en nous la préoccupation de nous-mêmes par la recherche de sa présence, il le fera jusqu’à ce que nous ayons appris à demeurer en lui .

Ne consentez jamais à ce que votre vie en Christ ne soit diminuée, ou partagée sans y porter remède. Ne laissez rien venir entre le Christ et vous, ni vos amis, ni vos circonstances. Ne laissez rien perdre, rien échapper de votre communion directe avec lui. Vous risqueriez de retomber dans la préoccupation de vous-même.

Rien n’est plus important que de rester honnête avec soi-même dans le domaine spirituel. Le remède souverain est tout simple : « Venez à moi. » Notre vraie valeur, sur le plan intellectuel, moral et spirituel, est révélée par ces quelques mots.

Si quelque chose en nous n’est pas vrai, nous sommes tentés de discuter plutôt que d’aller simplement à Jésus.




mercredi 12 août 2026

La souffrance du chrétien.

 

Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. (1 Pierre 4 :19).

Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même. Comme Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un chrétien ne doit jamais s’immiscer dans la vie d’un autre chrétien, pour interrompre la discipline de la souffrance.

Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens et les affermira, réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui s’apitoient sur nous. Ceux-là, au contraire, gênent notre marche, car en nous plaignant, ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien ne peut comprendre un autre chrétien que s’il se tient tout près du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie, aussitôt nous pensons : « Dieu me traite durement ». C’est pourquoi Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16 :23). Ne calomnions pas Dieu. Il est facile de le faire car Dieu ne se défend pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait le besoin qu’on s’apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre ne pouvait comprendre son cœur. Il ne cherchait de sympathie qu’auprès de son Père et des anges du ciel (Luc 15 :10).

Remarquez que Dieu semble parfois « gaspiller » ses serviteurs. Au point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent inutiles. Nous disons : « Dieu me veut ici parce que je suis tellement utile ! ». Mais Dieu place ses serviteurs là où ils pourront le glorifier et nous n’avons pas à en juger nous-mêmes. Il sait ce qu’il fait.



jeudi 6 août 2026

La volonté du Père.

 


« Voici, nous montons à Jérusalem. » (Luc 18 :31).

Ce dernier voyage à Jérusalem marque, dans la vie de Jésus, le sommet de son obéissance à la volonté du Père. « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. »

C’était la pensée dominante du Seigneur, pendant toute sa vie. Ni les joies, ni les revers, ne le détournaient de ce but. « Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. »

La chose essentielle que nous devons sans cesse nous rappeler, c’est que nous aussi nous montons « à Jérusalem », pour accomplir la volonté de Dieu, et non la nôtre. Il est naturel que l’homme ait des ambitions personnelles, mais le chrétien ne poursuit aucun but personnel. On parle beaucoup, de nos jours, de prendre une décision pour Christ, de se décider à être chrétien, de décisions pour ceci ou cela…. Mais, dans le Nouveau Testament, c’est la volonté souveraine de Dieu qui est mise au premier plan. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis…. » (Jean 15 :16). Nous ne sommes pas appelés à comprendre et à approuver le plan de Dieu, mais à nous y soumettre même sans comprendre. Nous n’avons aucune idée du dessein de Dieu, et plus nous avançons, moins nous y voyons clair. Il nous semble que Dieu vise à côté de la cible, parce que notre vue est trop courte pour voir ce qu’il a en vue.

Au début de notre vie chrétienne, nous avons nos idées à nous sur le but que Dieu se propose : « Je suis fait pour aller ici, ou pour aller là-bas » Dieu m’a appelé à telle œuvre précise ». Nous nous mettons en route, nous travaillons et pendant ce temps l’appel souverain de Dieu continue à se faire entendre. Le travail que nous faisons ne sert à rien. En fait, il n’a pas plus de valeur qu’un château de cartes. Il nous faut accepter tout à nouveau la volonté de Dieu. « Il prit avec lui les Douze. » Il nous prend sans cesse, nous aussi, avec lui, pour nous conduire plus loin.



Pourquoi le péché ?

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort est étendue à tous le...