jeudi 1 octobre 2026

Et après la montagne...


 Jésus les conduisit seuls à l’écart sur une haute montagne. (Marc 9 :2).

Nous avons tous vécu des moments exaltants « sur la montagne » où nous pouvions voir toutes choses du point de vue de Dieu. Nous aurions voulu qu’ils durent toujours. Mais Dieu ne le permet pas. La preuve de la valeur de notre vie spirituelle, c’est notre aptitude à descendre de la montagne de la Transfiguration. Si nous savons seulement monter, c’est que nous ne sommes pas ce que nous devrions être.

Il est merveilleux d’être au sommet de la montagne avec Dieu, mais ce séjour n’est utile que s’il nous rend capables de descendre ensuite au milieu des hommes pour les délivrer du pouvoir du diable. Nous ne sommes pas faits pour vivre continuellement sur les sommets, environnés de la beauté surnaturelle des rayons de l’aurore. Nous pouvons y séjourner seulement de courts moments, qui renouvellent notre inspiration. Nous sommes faits pour vivre dans la plaine, aux prises avec le terre à terre de l’existence, c’est là que nous devons faire nos preuves.

L’égoïsme spirituel nous fait désirer d’être souvent sur la montagne. Il semble que, si nous pouvions y demeurer, nous saurions parler et vivre comme des anges. Les moments d’exaltation exceptionnels ont cependant leur place dans notre vie avec Dieu, mais veillons à ce que notre égoïsme spirituel ne nous pousse pas à les rechercher exclusivement.

Nous nous imaginons volontiers que tout ce qui nous arrive doit être exploité en vue d’un enseignement utile. Non, car avant tout, cela doit servir à produire un caractère fort. Le séjour « sur la montagne » n’a pas pour but de nous instruire, mais de nous façonner. Il est dangereux de se demander : « A quoi cela sert-il ? »

Dans le domaine spirituel, on ne peut faire de calculs de rentabilité. Dieu a un but lorsqu’il nous accorde, en de rares occasions, des moments passés « au sommet de la montagne ».

mercredi 23 septembre 2026

A quoi sommes-nous destinés ?

 


Maintenant l’Éternel parle – lui qui m’a formé des ma naissance pour être son serviteur. (Esaïe 49:5).

Dès que nous avons compris que Dieu nous appelait à son service, en Jésus-Christ, nous voyons disparaître en nous tous les préjugés et toutes les tendances particularistes.

Car, c’est la race humaine tout entière que Dieu a créée pour Sa gloire et à laquelle Il veut se donner. Le péché a aiguillé l’humanité sur une autre voie, mais cela n’a rien changé du tout au dessein éternel de Dieu. Dieu a créé toute l’humanité pour qu’elle le glorifie, et chacun de nous, dès qu’il est né de nouveau, en a la vision très claire.

Dieu m’a élu, Dieu m’a formé pour son service. Rien n’est plus beau que cette pensée. Le prodigieux dessein de Dieu en créant le monde me remplit de joie et d’espérance. Dieu m’apprend à contempler dans les limites étroites de mon cœur l’amour de toute l’humanité.

« Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique… » (Jean 3, 16.) C’est l’amour de Dieu lui-même, c’est la nature de Dieu lui-même qui se forme ainsi dans notre propre cœur.

Nous devons avoir toujours présent à la pensée le dessein magnifique du Dieu créateur, et ne pas y mêler nos propres vues. Si cela nous arrivait, Dieu serait forcé de chasser de notre âme ces préoccupations égoïstes, fût-ce au prix de la plus vive souffrance. Le missionnaire sait qu’il a été créé pour être au service de Dieu, et pour Le glorifier. La Rédemption accomplie par Jésus-Christ nous rend parfaitement aptes à ce service.

Aussi comprenons-nous pourquoi les exigences de Jésus sont si absolues ? Il demande à ses disciples la perfection de Dieu, parce qu’il a mis en eux la nature de Dieu.



vendredi 18 septembre 2026

Une foi simple.

 


J’ai bien peur que… vos pensées ne se corrompent, et qu’elles ne perdent leur simplicité à l’égard du Christ. (2 Corinthiens 11:3).

La simplicité de notre pensée, c’est le don de voir les choses clairement. L’enfant de Dieu ne peut pas au début comprendre tout clairement, mais, s’il sait obéir à Dieu, il voit distinctement quelle est Sa volonté.

Quand vous êtes en présence de quelque difficulté d’ordre spirituel, ne cherchez pas à raisonner, cherchez seulement à obéir. Dans les questions d’ordre intellectuel, un effort de réflexion peut vous éclairer. Mais, dans les questions d’ordre spirituel, plus vous raisonnez, et plus le brouillard devient épais. Sur le point où Dieu vous dit d’obéir, obéissez sans hésitation, soumettez vos pensées à l’esclavage du Christ, et tout s’éclairera pour vous. Une fois que vous en serez là, vous pourrez user de votre raison. Mais, dans le domaine spirituel, nous voyons la vérité comme des enfants, en toute simplicité, sans aucun raisonnement. Et, quand nous voulons raisonner à tout prix, nous ne voyons plus rien du tout. « Je te bénis, ô Père, toi qui as caché ces choses aux sages et aux intelligents et qui les as révélées aux enfants. »

Mais, soyons vigilants. Obéir à Dieu n’a rien à voir avec obéir à un quelconque « berger » qui vous demande d’obéir au doigt et à l’oeil.

La plus petite désobéissance au Saint-Esprit nous obscurcit l’âme, et plus nous y réfléchirons, moins nous y verrons clair. Cette obscurité-là ne se dissipe que par l’obéissance. Dès que nous obéissons, la lumière surgit. C’est bien humiliant pour nous, puisque cela prouve que la cause de l’obscurité est en nous. Quand le Saint-Esprit domine entièrement notre âme, nous apercevons clairement la volonté de Dieu et notre foi retrouve toute sa simplicité.



mercredi 9 septembre 2026

Quoi démolir dans notre vie ?!


Les armes dont je me sers ne sont point charnelles, mais leur divine puissance renverse les forteresses. Par elles, je démolis les raisonnements hardis qui s’élèvent comme des remparts contre la connaissance de Dieu. (2 Corinthiens 10 :4-5).

Être délivré du péché, ce n’est pas être délivré de la nature humaine.

II y a en nous certains préjugés, que nous devons laisser tomber, en les écartant de notre pensée. Il y a des inclinations que nous devons détruire par la violence, celle du Saint-Esprit. Il y a certains penchants que nous n’avons pas à combattre, mais à laisser dormir, en comptant que Dieu nous en délivrera. Mais toute théorie, toute conception qui se dresse comme un rempart contre la connaissance de Dieu, nous devons la démolir, par la puissance divine et non pas par des compromis ou des moyens charnels.

La lutte ne commence que lorsque Dieu nous a changés, et qu’il a commencé de nous sanctifier. Le combat que nous avons à livrer n’est pas un combat contre le péché. Celui-là, c’est Jésus-Christ notre Rédempteur qui s’en charge. La lutte dans laquelle nous avons à nous engager a pour but de nous faire passer de la vie naturelle à la vie de l’Esprit. Cette lutte n’est pas facile et Dieu ne veut pas qu’elle le soit. Nous avons à choisir sans cesse entre deux directions opposées.

Car Dieu, en nous purifiant du péché, nous donne seulement l’innocence, c’est-à-dire la possibilité du bien. Nous avons à réaliser ce bien, en forgeant nous-mêmes notre caractère. Dans cette lutte, nous trouvons devant nous les remparts de nos préjugés humains et de nos convictions humaines, que nous devons démolir les uns après les autres. C’est ainsi seulement que nous pouvons entrer dans le royaume de Dieu.


jeudi 3 septembre 2026

La joie de Dieu... et la nôtre.

 


…pour que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit parfaite. (Jean 15 :11).

En quoi consistait donc la joie de notre Seigneur ?

Aucun bonheur humain n’en peut approcher. La joie de Jésus consistait dans l’abandon total, dans l’entier sacrifice de lui-même à son Père. C’était la joie de faire ce que le Père lui avait ordonné. « Faire ta volonté est tout mon plaisir. » Jésus demande à Dieu que notre joie puisse devenir parfaite, c’est-à-dire pareille à la sienne. Est-ce que je laisse Jésus-Christ répandre en moi sa joie ?

L’essentiel dans ma vie, ce n’est pas ma santé, ce ne sont pas les circonstances extérieures, c’est la connaissance de Dieu, et la parfaite communion avec Lui, pareille à celle que possédait Jésus. Le plus grand obstacle à cette communion, c’est le souci constant et fallacieux de scruter attentivement tous les événements de notre vie. Les soucis de ce monde, comme dit Jésus, étouffent en nous la Parole de Dieu. Avant même que nous ayons pu nous reconnaître, nous sommes entraînés dans le tourbillon des vaines apparences. L’œuvre que Dieu a entreprise pour nous ne peut être vraiment réalisée que lorsque nous sommes devenus Ses témoins, capables de dire aux hommes qui est Jésus.

Soyez en communion avec Dieu, trouvez dans cette communion votre joie, et il coulera de vous des fleuves d’eau vive. Ne pensez plus à vous-même, et soyez l’instrument docile dont Jésus pourra se servir. Quittez tout orgueil, vivez de la vie cachée avec le Christ en Dieu. La vie normale du chrétien est aussi naturelle que la respiration du jeune enfant. Ceux dont l’influence est la plus bienfaisante sont ceux qui ne le savent pas.



jeudi 27 août 2026

La réponse à la prière.

 


Voyons, lequel d’entre vous, si son fils venait à lui demander du pain, songerait à lui donner une pierre ? (Matthieu 7:9).

Notre Seigneur compare ici l’homme qui prie à un enfant normal qui fait une demande normale. L’enfant de Dieu n’est-il pas assuré d’avoir l’oreille de son Père ? Si Dieu ne vous exauce pas tout de suite, ne croyez pas qu’il ne veut pas le faire, ne vous laissez pas aller au découragement, mais consultez votre boussole.

Êtes-vous en un rapport normal avec votre mari, avec votre femme, avec vos parents, avec `vos enfants, avec vos camarades ? « Oh! Seigneur, dites-vous, je me suis laissé aller à la mauvaise humeur, mais j’ai tant besoin de réconfort spirituel ! » Vous ne l’obtiendrez pas tant que vous n’aurez pas rétabli en vous l’état normal.

Nous mêlons quelque révolte à notre adoration. Nous discutons, nous avons l’audace de discuter avec Dieu les conditions de notre abandon. Nous ne voulons pas regarder notre boussole. M’est-il arrivé de demander à Dieu de m’envoyer de l’argent pour acheter quelque chose dont j’ai envie, alors qu’il y a une dette que je n’ai pas payée ? Ai-je demandé à Dieu de m’accorder plus de liberté, alors que je prive de sa liberté quelqu’un de ma famille ? Je n’ai pas pardonné à telle personne. J’ai oublié le commandement de Jésus : « Tout ce que vous désirez que les autres fassent à votre égard, faites-le pareillement pour eux. »

Je ne suis enfant de Dieu que grâce à la nouvelle naissance. Je ne suis enfant de Dieu que tant que je marche dans la lumière. La prière chez la plupart d’entre nous devient du patois de Canaan, une sorte de vague excitation mystique. Notre vie spirituelle est une fabrique de brouillards. Si nous regardons la boussole, nous verrons ce qui n’est pas en règle : telle dette, telle amitié ou telle inclination. La prière ne sert à rien, si nous ne vivons pas en enfants de Dieu.



mercredi 19 août 2026

Venez à moi.....

 


Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes charges, et moi, je vous donnerai du repos (Mathieu 11:28).

Venez à moi !

Dieu veut que notre vie ait pour centre Jésus-Christ, mais nous subissons, par moments, des pressions extérieures et nous retombons alors dans l’introspection dont nous pensions être délivrés.

Cette préoccupation de nous-mêmes est la première chose qui vient troubler la plénitude de notre vie en Dieu et elle provoque une lutte continuelle.

La préoccupation de nous-mêmes n’est pas un péché. Elle peut résulter d’un tempérament nerveux ou du choc inopiné de circonstances nouvelles.

La volonté de Dieu, c’est que nous soyons parfaits en lui. Tout ce qui trouble notre sérénité doit être corrigé et le remède n’est pas d’ignorer le mal, mais d’aller à Jésus. Si nous allons à lui, et que nous lui demandons de remplacer en nous la préoccupation de nous-mêmes par la recherche de sa présence, il le fera jusqu’à ce que nous ayons appris à demeurer en lui .

Ne consentez jamais à ce que votre vie en Christ ne soit diminuée, ou partagée sans y porter remède. Ne laissez rien venir entre le Christ et vous, ni vos amis, ni vos circonstances. Ne laissez rien perdre, rien échapper de votre communion directe avec lui. Vous risqueriez de retomber dans la préoccupation de vous-même.

Rien n’est plus important que de rester honnête avec soi-même dans le domaine spirituel. Le remède souverain est tout simple : « Venez à moi. » Notre vraie valeur, sur le plan intellectuel, moral et spirituel, est révélée par ces quelques mots.

Si quelque chose en nous n’est pas vrai, nous sommes tentés de discuter plutôt que d’aller simplement à Jésus.




Pourquoi le péché ?

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort est étendue à tous le...