jeudi 27 août 2026

La réponse à la prière.

 


Voyons, lequel d’entre vous, si son fils venait à lui demander du pain, songerait à lui donner une pierre ? (Matthieu 7:9).

Notre Seigneur compare ici l’homme qui prie à un enfant normal qui fait une demande normale. L’enfant de Dieu n’est-il pas assuré d’avoir l’oreille de son Père ? Si Dieu ne vous exauce pas tout de suite, ne croyez pas qu’il ne veut pas le faire, ne vous laissez pas aller au découragement, mais consultez votre boussole.

Êtes-vous en un rapport normal avec votre mari, avec votre femme, avec vos parents, avec `vos enfants, avec vos camarades ? « Oh! Seigneur, dites-vous, je me suis laissé aller à la mauvaise humeur, mais j’ai tant besoin de réconfort spirituel ! » Vous ne l’obtiendrez pas tant que vous n’aurez pas rétabli en vous l’état normal.

Nous mêlons quelque révolte à notre adoration. Nous discutons, nous avons l’audace de discuter avec Dieu les conditions de notre abandon. Nous ne voulons pas regarder notre boussole. M’est-il arrivé de demander à Dieu de m’envoyer de l’argent pour acheter quelque chose dont j’ai envie, alors qu’il y a une dette que je n’ai pas payée ? Ai-je demandé à Dieu de m’accorder plus de liberté, alors que je prive de sa liberté quelqu’un de ma famille ? Je n’ai pas pardonné à telle personne. J’ai oublié le commandement de Jésus : « Tout ce que vous désirez que les autres fassent à votre égard, faites-le pareillement pour eux. »

Je ne suis enfant de Dieu que grâce à la nouvelle naissance. Je ne suis enfant de Dieu que tant que je marche dans la lumière. La prière chez la plupart d’entre nous devient du patois de Canaan, une sorte de vague excitation mystique. Notre vie spirituelle est une fabrique de brouillards. Si nous regardons la boussole, nous verrons ce qui n’est pas en règle : telle dette, telle amitié ou telle inclination. La prière ne sert à rien, si nous ne vivons pas en enfants de Dieu.



mercredi 19 août 2026

Venez à moi.....

 


Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes charges, et moi, je vous donnerai du repos (Mathieu 11:28).

Venez à moi !

Dieu veut que notre vie ait pour centre Jésus-Christ, mais nous subissons, par moments, des pressions extérieures et nous retombons alors dans l’introspection dont nous pensions être délivrés.

Cette préoccupation de nous-mêmes est la première chose qui vient troubler la plénitude de notre vie en Dieu et elle provoque une lutte continuelle.

La préoccupation de nous-mêmes n’est pas un péché. Elle peut résulter d’un tempérament nerveux ou du choc inopiné de circonstances nouvelles.

La volonté de Dieu, c’est que nous soyons parfaits en lui. Tout ce qui trouble notre sérénité doit être corrigé et le remède n’est pas d’ignorer le mal, mais d’aller à Jésus. Si nous allons à lui, et que nous lui demandons de remplacer en nous la préoccupation de nous-mêmes par la recherche de sa présence, il le fera jusqu’à ce que nous ayons appris à demeurer en lui .

Ne consentez jamais à ce que votre vie en Christ ne soit diminuée, ou partagée sans y porter remède. Ne laissez rien venir entre le Christ et vous, ni vos amis, ni vos circonstances. Ne laissez rien perdre, rien échapper de votre communion directe avec lui. Vous risqueriez de retomber dans la préoccupation de vous-même.

Rien n’est plus important que de rester honnête avec soi-même dans le domaine spirituel. Le remède souverain est tout simple : « Venez à moi. » Notre vraie valeur, sur le plan intellectuel, moral et spirituel, est révélée par ces quelques mots.

Si quelque chose en nous n’est pas vrai, nous sommes tentés de discuter plutôt que d’aller simplement à Jésus.




mercredi 12 août 2026

La souffrance du chrétien.

 

Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. (1 Pierre 4 :19).

Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même. Comme Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un chrétien ne doit jamais s’immiscer dans la vie d’un autre chrétien, pour interrompre la discipline de la souffrance.

Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens et les affermira, réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui s’apitoient sur nous. Ceux-là, au contraire, gênent notre marche, car en nous plaignant, ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien ne peut comprendre un autre chrétien que s’il se tient tout près du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie, aussitôt nous pensons : « Dieu me traite durement ». C’est pourquoi Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16 :23). Ne calomnions pas Dieu. Il est facile de le faire car Dieu ne se défend pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait le besoin qu’on s’apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre ne pouvait comprendre son cœur. Il ne cherchait de sympathie qu’auprès de son Père et des anges du ciel (Luc 15 :10).

Remarquez que Dieu semble parfois « gaspiller » ses serviteurs. Au point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent inutiles. Nous disons : « Dieu me veut ici parce que je suis tellement utile ! ». Mais Dieu place ses serviteurs là où ils pourront le glorifier et nous n’avons pas à en juger nous-mêmes. Il sait ce qu’il fait.



jeudi 6 août 2026

La volonté du Père.

 


« Voici, nous montons à Jérusalem. » (Luc 18 :31).

Ce dernier voyage à Jérusalem marque, dans la vie de Jésus, le sommet de son obéissance à la volonté du Père. « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. »

C’était la pensée dominante du Seigneur, pendant toute sa vie. Ni les joies, ni les revers, ne le détournaient de ce but. « Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. »

La chose essentielle que nous devons sans cesse nous rappeler, c’est que nous aussi nous montons « à Jérusalem », pour accomplir la volonté de Dieu, et non la nôtre. Il est naturel que l’homme ait des ambitions personnelles, mais le chrétien ne poursuit aucun but personnel. On parle beaucoup, de nos jours, de prendre une décision pour Christ, de se décider à être chrétien, de décisions pour ceci ou cela…. Mais, dans le Nouveau Testament, c’est la volonté souveraine de Dieu qui est mise au premier plan. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis…. » (Jean 15 :16). Nous ne sommes pas appelés à comprendre et à approuver le plan de Dieu, mais à nous y soumettre même sans comprendre. Nous n’avons aucune idée du dessein de Dieu, et plus nous avançons, moins nous y voyons clair. Il nous semble que Dieu vise à côté de la cible, parce que notre vue est trop courte pour voir ce qu’il a en vue.

Au début de notre vie chrétienne, nous avons nos idées à nous sur le but que Dieu se propose : « Je suis fait pour aller ici, ou pour aller là-bas » Dieu m’a appelé à telle œuvre précise ». Nous nous mettons en route, nous travaillons et pendant ce temps l’appel souverain de Dieu continue à se faire entendre. Le travail que nous faisons ne sert à rien. En fait, il n’a pas plus de valeur qu’un château de cartes. Il nous faut accepter tout à nouveau la volonté de Dieu. « Il prit avec lui les Douze. » Il nous prend sans cesse, nous aussi, avec lui, pour nous conduire plus loin.



vendredi 31 juillet 2026

Obéir à Dieu.

 


Aussitôt après, il obligea ses disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté. (Marc 6 :45-52).

Nous avons tendance à nous imaginer que, si Jésus-Christ nous oblige à faire quelque chose, l’obéissance nous conduira vers un succès éclatant.

Ne croyons jamais que le plan de Dieu est de nous accorder les succès dont nous rêvons. Il est possible que ses intentions soient juste à l’opposé des nôtres. Nous croyons que Dieu nous conduira dans une direction particulière, vers le but que nous désirons atteindre et nous faisons erreur. Le fait d’atteindre tel ou tel but n’est qu’un incident de parcours. Notre état présent, où nous ne voyons qu’un moyen, est aux yeux de Dieu un aboutissement.

Comment est-ce que je m’imagine les desseins de Dieu à mon égard ?

Sa pensée est que je dépende entièrement de lui et de sa puissance. Si je reste calme et serein au milieu du tourbillon de la vie, Dieu a atteint son but. Il désire que je puisse voir Jésus marchant sur les eaux, sans aucun rivage en vue, sans autre but, sans autre certitude que tout est bien puisque je le vois là, devant moi, marcher sur les flots. C’est ma manière de vivre et non le but de ma vie qui glorifie Dieu .

L’entraînement auquel Dieu me soumet n’est pas pour tout à l’heure, il est pour maintenant. Son dessein concerne la minute présente, et non un avenir problématique. Nous avons à lui obéir sans nous inquiéter des conséquences possibles. Ce qui, pour les hommes, est une préparation en vue de l’avenir, est pour Dieu un aboutissement.

Le but de Dieu est de m’apprendre à reconnaître qu’il peut, Lui, marcher aujourd’hui sur les eaux tourmentées de mon existence. Si nous avons en tête un but plus lointain, nous nous désintéressons du présent. Comprenons donc que Dieu veut notre obéissance. Chaque instant nous deviendra précieux.


jeudi 23 juillet 2026

Le Royaume de Dieu s'ouvre....

 


Heureux les pauvres en esprit. (Matthieu 5 :3).

Prenons garde de ne pas voir avant tout en Jésus celui qui est venu pour nous enseigner. Si Jésus-Christ n’est que cela, l’idéal qu’il me propose, et qu’il m’est impossible de réaliser, sera pour moi comme le supplice de Tantale. A quoi cela sert-il de dresser devant moi un idéal inaccessible ?

Je serais plus heureux si je ne l’avais jamais entrevu. A quoi bon me dire qu’il faut que je sois ce que je ne pourrai jamais être….. Un homme au cœur pur faisant plus que son devoir, parfaitement consacré à Dieu ? Si je ne connais pas d’abord Jésus-Christ comme mon Sauveur, son enseignement n’est pour moi autre chose qu’un idéal qui me désespère. Mais, lorsque je suis né de nouveau par l’Esprit de Dieu, je comprends que Jésus n’est pas venu seulement pour enseigner.

Il est venu pour réaliser en moi l’idéal qu’il enseigne. La Rédemption implique que Jésus-Christ peut créer dans toute âme d’homme les mêmes sentiments et les mêmes dispositions qui réglaient sa propre vie, et c’est à des disciples ainsi disposés que s’adressent les préceptes donnés par Dieu.

L’enseignement du Sermon sur la Montagne produit le désespoir chez l’homme « naturel », et c’est justement là le but que Jésus cherche à atteindre. Aussi longtemps que, dans notre orgueil, nous nous croyons capables de réaliser un tel idéal, Dieu nous laissera buter contre un obstacle sur lequel nous nous briserons. Alors, nous comprendrons qu’il nous faut aller à Lui comme des pauvres, pour recevoir ses dons.

« Heureux les pauvres en esprit…. » La première condition d’entrée dans le Royaume de Jésus-Christ est de reconnaître notre pauvreté et notre incapacité absolue. Alors Jésus peut dire : « Béni sois-tu ! ». Malheureusement, nous sommes lents à reconnaître que nous sommes pauvres. Seule la connaissance de notre misère rend possible en nous l’action de Jésus-Christ.



Pourquoi le péché ?

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort est étendue à tous le...